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Procès de l’assassinat de Valentin Vermeesch: «Il n’y avait rien d’organisé», explique Belinda Donnay

La présidente de la cour d’assises de Liège est revenue sur l’enfance de Belinda Donnay, une des cinq accusés dans l’affaire de l’assassinat du jeune Valentin.

Temps de lecture: 4 min

La présidente de la cour d’assises de Liège au procès de l’assassinat de Valentin Vermeesch est revenue, lundi soir, sur l’enfance de Belinda Donnay, l’une des cinq accusés. Ses parents se sont séparés lorsqu’elle avait moins d’un an. Plus tard, elle se retrouvera l’aînée de six demi-frères et demi-soeurs, ses parents ayant refait leur vie. D’après la mère de Belinda, celle-ci n’a plus été la même à partir du moment où elle a rencontré Alexandre, soit vers la fin de l’année 2015, début 2016. L’accusée dit avoir fait l’objet de menaces de la part de ce dernier, notamment lorsqu’il est venu vivre dans son studio.

Jusqu’à ses 20 ans, Belinda a fréquenté neuf établissements scolaires. Durant son enfance, elle a pratiqué l’équitation, la danse et la natation synchronisée en compétition. L’accusée décrit son éducation comme « bonne ». Ses parents sont restés en bons termes et elle appréciait au départ les nouveaux conjoints de ceux-ci.

Au début de l’adolescence, ne trouvant « plus de repères » chez son père, elle a rompu les contacts avec lui. « Je ne me sentais plus à ma place », a-t-elle indiqué lundi. Du côté de sa mère, elle a quitté le domicile familial après avoir rencontré Alexandre Hart, que sa mère n’appréciait pas. Effectivement, « je rentrais de plus en plus tard, je sortais de plus en plus souvent, je séchais les cours. Ce n’est pas passé entre Alexandre et ma maman, qui m’en a fait part dès qu’elle l’a rencontré ».

Alexandre l’a « tirée vers le bas »

Selon Belinda, Alexandre l’a « tirée vers le bas ». « Il revenait dès qu’il se sentait seul, avec ses belles paroles. » Belinda a toutefois habité chez les parents de son petit ami, dont la mère l’aidait dans ses recherches de travail, d’appartement… « Il me faisait des pics sur mon physique, ma recherche d’emploi », a-t-elle ajouté. « Vous vous laissiez faire ? », l’a interrogée la présidente. « Oui », a répondu Belinda Donnay. « Face à lui, je n’avais pas le don de la répartie. »

Lorsque Belinda s’est installée par la suite dans un studio, Alexandre lui a demandé de l’héberger, ce qu’elle a accepté. « Il me disait que si je le mettais à la porte, il reviendrait. Il menaçait de me pousser dans les escaliers, de me faire passer par la fenêtre, de brûler l’appartement. J’avais peur qu’il arrive quelque chose si je le mettais dehors », a-t-elle précisé. « Je n’arrivais pas à lui dire : maintenant tu pars. Ma fierté avait le dessus. Je n’ai pas fait appel à ma maman par fierté. Je ne voulais pas lui montrer qu’elle avait eu raison » à propos d’Alexandre.

Concernant une soirée d’anniversaire d’un ami, R.S., évoquée plus tôt par Alexandre Hart, qui parle d’un « bizutage », l’accusée affirme que la victime n’a pas dit la vérité à son sujet. Selon R.S., Belinda l’a attaché avec des menottes et, avec Alexandre, elle se serait amusée à lui jeter de la farine et des œufs. « Quand il a eu des soucis, je suis la première a avoir été avec lui au commissariat, on n’a jamais eu de problèmes. De la farine et des œufs, tout le monde en avait eu sur lui. » D’après Belinda, il n’a pas non plus été menotté.

Une soirée « non planifiée »

Enfin, au sujet de la nuit du 26 au 27 mars 2017, lorsque Valentin a été jeté vivant dans la Meuse à l’issue de plusieurs heures de sévices, Belinda Donnay confirme que la soirée n’était pas planifiée et que les jeunes sont arrivés chez elle à l’improviste. « Il n’y avait rien d’organisé. »

De la victime, Valentin Vermeesch, elle dit n’avoir « jamais eu de souci avec lui ». « Il était toujours gentil, calme et aimait bien amuser la galerie. » Pour elle, il avait une « déficience mentale » mais « n’était pas retardé mental » et il cherchait de l’amitié.

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1 Commentaire

  • Posté par Pablos Gino, mardi 7 mai 2019, 20:36

    Quel dommage que les pénitenciers,durs à souhait n'existent plus,il faudrait les y envoyer tous,j'ai bien dit tous,y pourrir jusqu'à la fin de leurs jours.Sans aucune chance de rédemption

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