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Naples le prouve, privé et public sont complémentaires

La ville italienne est un cas extrême de délitement. Mais partout en Europe, les autorités ont désinvesti. Or, le privé, synonyme de dynamisme, ne s’implique pas financièrement si le public ne le fait pas d’abord.

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Chroniqueur Temps de lecture: 4 min

La semaine dernière, j’étais en voyage en Italie, allant d’une université à l’autre pour donner des conférences et des séminaires. Le rêve d’un professeur. Et c’est ainsi que je me suis retrouvé à Naples. Voir Naples et mourir, dit-on. Une ville de beauté exceptionnelle, certes. Malheureusement, les trésors artistiques et culturels sont le plus souvent cachés derrière des murs sombres et sales. Les bâtiments universitaires sont devenus des monstres noirs envahis par les graffitis. Une ville chaotique où le domaine public continue de s’effriter d’année en année.

En me promenant à Naples, je découvre que cette ville est l’aboutissement logique d’un paradigme économique qui, depuis les années 1980, a envahi non seulement l’Italie, mais aussi le reste de l’Europe. C’est un paradigme qui veut que seul ce qui se passe dans le domaine privé est source de créativité et de productivité tandis que le domaine public, où le politique règne, est source de corruption et déclin et doit être réduit.

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2 Commentaires

  • Posté par Naeije Robert, jeudi 9 mai 2019, 10:37

    Curieuse argumentation. Naples est bien connue pour la corruption et l'incurie de ses services publics!

  • Posté par Heunders Bernard, mardi 7 mai 2019, 23:27

    Excellent !

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