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Il faudrait «dépecer» Zuckerberg comme autrefois Rockefeller

Tantôt vénérés, tantôt décriés pour leur emprise spectaculaire, les patrons de la Silicon Valley sont dans le collimateur de Washington. L’acte d’accusation est long comme un jour sans pain.

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Responsable du pôle Multimédias Temps de lecture: 11 min

Cultivant leur image « cool » aux quatre coins du globe, ces start-up ont réussi en vingt ans à s’imposer dans le peloton de tête des plus grandes capitalisations boursières. Et dans nos vies. Leurs patrons ? Des références iconiques de l’entrepreneur à succès, soignant l’image du « geek » précurseur, du « good guy » animé d’intentions humanistes. Et prêchant l’accès universel à internet dans un langage évangélique, quasi philanthropique.

Mais à Washington, ils sont aussi de plus en plus décriés pour leur mainmise tentaculaire sur l’économie mondiale, leurs pratiques de corsaires fiscaux, de receleurs de données personnelles, de tauliers de l’innovation. Ou de trouble-fête de la marche de l’humanité en s’imposant structurellement dans nos vies, nos comportements, nos opinions.

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