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Procès de l’assassinat de Valentin: Killian Wilmet explique avoir raconté les faits en rigolant par «nervosité»

Le plus jeune des accusés, Killian Wilmet, avait évoqué les faits à des amis dès le lendemain de l’assassinat.

Temps de lecture: 2 min

Les enquêteurs ont poursuivi, jeudi en matinée devant la cour d’assises de Liège, le récit de leur enquête à la suite de la disparition et de l’assassinat de Valentin Vermeesch en 2017. Le 15 avril, le lendemain de la découverte du corps, plusieurs jeunes s’étaient présentés à la police, expliquant que Killian Wilmet leur avait montré des vidéos de sévices infligés à Valentin.

Les enquêteurs apprennent alors que Killian Wilmet, 16 ans à l’époque, avait évoqué les faits dès le lendemain de l’assassinat, soit le 27 mars. Les jeunes expliquent ne pas s’être présentés plus tôt car ils n’avaient pas cru le récit de Killian Wilmet et n’avaient pas saisi la gravité des actes commis. Ce n’est qu’une fois le corps de Valentin retrouvé et son décès confirmé, qu’ils ont décidé de se confier.

Le huis clos ordonné pour le visionnage des vidéos

Il ressort de ces auditions le nom d’un ou plusieurs suspects : Killian Wilmet, Alexandre Hart et Belinda Donnay. Le nom de Dorian Daniels apparaîtra plus tard. Un jeune explique que les faits auraient été commis parce que Valentin aurait dénoncé Alexandre Hart, selon ce que lui a raconté Killian Wilmet. « Alexandre aurait pété une case, Valentin l’aurait dénoncé », témoigne un des jeunes.

Killian aurait dit à un autre de ses amis qu’il avait « fait une grosse connerie et que quelqu’un avait été jeté dans la Meuse ». Les faits étaient parfois racontés par l’accusé en riant. « Ce n’était pas un rire comique, c’était un rire nerveux », a souligné le jeune de 18 ans, mineur d’âge au moment des faits, à la cour d’assises.

Il ressort également des auditions des jeunes que l’un d’eux avait conseillé à Killian de se rendre à la police tandis que l’accusé aurait dit à un autre de se taire. Or, lors de son interrogatoire, Killian Wilmet avait affirmé à la cour d’assises qu’il avait montré les vidéos des sévices infligés à Valentin pour « appeler à l’aide ». Son but était, affirme-t-il, qu’on lui dise de se rendre ou qu’on le dénonce. L’avocate générale s’est dès lors étonnée des auditions des jeunes qui contredisent cette version. Interrogé, Killian a expliqué ne pas s’être rendu à la police parce qu’il « avait peur ».

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