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Assassinat de Valentin: «L’horreur a atteint son paroxysme», réagit Me Wilmotte suite à la diffusion des vidéos

Les vidéos des sévices endurés par Valentin Vermeesch ont été diffusées ce jeudi à huis-clos. La violence y est de plus en plus cruelle.

Temps de lecture: 3 min

Ce jeudi après-midi, les 13 vidéos des tortures affligées à Valentin Vermeesch ont été diffusées aux assises de Liège, à huis-clos vu le caractère sexuel des sévices. Des images choquantes et insoutenables qui ont profondément marqué l’assemblée. Les cinq accusés, Alexandre Hart, Belinda Donnay, Dorian Daniels, Loïck Masson et Killian Wilmet, avaient eux la tête baissée lors de la diffusion.

Des images tellement insoutenables que Me Alexandre Wilmotte se demande « comment nous allons dormir la nuit. On a atteint le paroxysme de l’horreur, je n’ai jamais vu ça. Je n’ai jamais assisté d’aussi près à des scènes d’une pareille cruauté », s’est exclamé l’avocat des parties civiles une fois que l’audience a repris. L’horreur des images a été soulignée également par les avocats de la défense. « Je n’ai jamais vu ça, je n’ai jamais imaginé ça. C’est glaçant », a déclaré Me Franchimont, qui défend Belinda Donnay. « J’ai été sous le choc et je le suis encore », a renchéri Me Rodeyns, conseil de Dorian Daniels.

Tous ont toutefois demandé aux membres du jury de laisser leur émotion de côté et de faire appel à leur raison pour rendre leur jugement. « Je préfère être à ma place, même dans ce dossier aussi tragique et dégueulasse, qu’à la vôtre », a admis Me Franchimont.

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Valentin Vermeesch, un jeune déficient mental de 18 ans, avait été torturé et violé la nuit du 26 au 27 mars 2017 à Wanze avant d’être jeté vivant dans la Meuse, les mains attachées.

Les réactions des accusés

« Je ne me reconnais pas moi-même », a confié, la voix tremblante et visiblement marquée par la diffusion des images, Belinda Donnay, interrogée par la présidente de la cour. Celle-ci demande ensuite à Killian Wilmet s’il a filmé les scènes de coups infligés à Valentin. « Non », répond-il. « En êtes-vous sûrs parce que vous ne vous souvenez plus de grand-chose », a-t-elle ironiquement lancé, en référence aux nombreux « je sais pas » ou « j’ai oublié » lâchés pour répondre aux questions de la cour. « Ce que j’ai filmé, pour moi c’était marrant. (Les scènes de coups,) ce n’était pas marrant », a-t-il dit. Sur les images, on aperçoit notamment Valentin contraint de se masturber ou de s’enfoncer une bouteille dans l’anus.

« Je n’étais pas moi-même », avance aussi Dorian Daniels, interpellé par l’avocate générale, alors qu’il était affaissé, le regard rivé sur le sol. « J’ai honte de moi », admet-il quand il entend Valentin dire qu’ils sont ses meilleurs amis.

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« Tout le temps, Valentin supplie »

Au fil des vidéos, sur le mode – Valentin seul face aux autres –, le jeune déficient mental est contraint à se masturber, puis à s’introduire des objets dans l’anus, dans une espèce de jeu où il est ensuite grondé, traité de pervers. « Tout le temps, il supplie, il demande à rentrer chez lui », explique une personne ayant visionné les vidéos. « Ils vont jusqu’à lui faire croire que sa grand-mère a demandé à ce qu’ils le gardent jusqu’au lendemain. »

La violence est de plus en plus cruelle, les rires fusent, tous sans exception semblent s’amuser follement face à la détresse de leur victime, désemparée, piégée.

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