La croissance de la consommation des Belges est faible, les salaires réels ne progressent pas assez

La croissance de la consommation des Belges est faible, les salaires réels ne progressent pas assez

Le saut d’index et la politique de modération salariale menée par le gouvernement Michel ont eu pour conséquence de ralentir la consommation privée en Belgique malgré le tax shift et la croissance de l’emploi. C’est la conclusion principale d’une étude interne de la Banque nationale de Belgique (BNB) présentée au conseil de régence de l’institution le 24 avril dernier et dont nous avons pu prendre connaissance.

Elle montre que sur la période 2014-2018, le taux de croissance de la consommation privée a ralenti et a été inférieur à celui de nos principaux voisins. Alors que l’Allemagne et les Pays-Bas affichaient un taux supérieur à 1,5 %, la Belgique se traînait en dessous de la barre des 1 %. Ce ralentissement ne s’est pas déroulé de manière uniforme. Les Belges n’ont pas touché aux produits de base et à ceux liés au logement. La croissance dans ces catégories est similaire à celle de nos voisins. Par contre, on constate un net décrochage avec l’étranger en ce qui concerne les produits non essentiels de courte vie (vacances, restaurants…) et les biens dits « durables » (selon le terme utilisé par la BNB) comme les voitures, le mobilier, les vêtements, l’électronique… La qualité du pouvoir d’achat s’est détériorée puisque le Belge s’est avant tout centré sur les dépenses essentielles, postposant des achats qu’il aurait eu envie de faire mais qui n’étaient pas absolument nécessaires.

► Comment expliquer ce ralentissement de la consommation alors que la conjoncture économique s’est améliorée? Notre décodage est à lire sur Le Soir+.

 
 
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