Procès de l’assassinat de Valentin: les avocats des cinq accusés «choqués» après la diffusion des vidéos

L’une des accusés, Belinda Donnay aux assises de Liège © TVA
L’une des accusés, Belinda Donnay aux assises de Liège © TVA

Ce jeudi, les vidéos des sévices endurés par Valentin Vermeesch ont été diffusées aux assises de Liège. À 15h30, la salle a été fermée au public pour permettre la diffusion à huis clos des images d’une partie des sévices infligés à la victime par ses cinq bourreaux. Les avocats étaient visiblement choqués par les images qu’ils venaient de voir.

« L’horreur a atteint son paroxysme », réagit l’avocat des parties civiles suite à la diffusion des vidéos

Les jurés, les avocats, les accusés et les parties civiles ont été confrontés à l’horreur jeudi après-midi. Ils ont découvert, en images, une partie du calvaire enduré par Valentin Vermeesch, 18 ans, dans la nuit du 26 au 27 mars 2017. Lors de cette nuit qui lui sera fatale, Alexandre Hart, Belinda Donnay, Dorian Daniels, Loick Masson et Killian Wilmet ont franchi la ligne rouge, torturant Valentin avant de le jeter vivant dans la Meuse, les mains attachées dans le dos.

« Sous le choc », « glaçant »…

Les accusés avaient filmé avec la tablette du plus jeune accusé, Killian Wilmet, une partie du calvaire infligé pendant toute une nuit. L’horreur des images a été soulignée par les avocats de la défense. « Je n’ai jamais vu ça, je n’ai jamais imaginé ça. C’est glaçant », a déclaré Me Franchimont, qui défend Belinda Donnay. « J’ai été sous le choc et je le suis encore », a renchéri Me Rodeyns, conseil de Dorian Daniels.

Procès de l’assassinat de Valentin : Killian Wilmet explique avoir raconté les faits en rigolant par « nervosité »

Tous ont toutefois demandé aux membres du jury de laisser leur émotion de côté et de faire appel à leur raison pour rendre leur jugement. « Je préfère être à ma place, même dans ce dossier aussi tragique et dégueulasse, qu’à la vôtre », a admis Me Franchimont.

« On continue à mentir, c’est inacceptable »

Me Molders-Pierre, l’avocat d’Alexandre Hart a lui insisté sur le fait que son client reconnaissait les coups, les tortures, l’intention homicide et la préméditation. « Il prend ses responsabilités. Je peux vous le dire maintenant, vous allez condamner M. Hart pour toutes les préventions pour lesquelles il est poursuivi. » Il a toutefois relevé qu’à son sens, les images démontraient que la thèse d’Alexandre Hart comme meneur du groupe ne tenait pas la route.

Procès de l’assassinat de Valentin : « Toute ma vie, je m’en voudrai », affirme Belinda Donnay

Ce qu’a suivi Me Wilmotte : « Manifestement, en ayant vu cette vidéo, nous pouvons tous constater que chacun des accusés est parfaitement libre de ses propos et de ses actes », a-t-il pointé. « Le plus terrible, c’est qu’après avoir vu tout ça, avec tout ce que l’on sait, deux années après, on continue à mentir, à fuir ses responsabilités sur les questions les plus gênantes. Ça, c’est inacceptable. Je ne sais plus, je ne me souviens pas, c’est effectivement ce à quoi vous avez droit, ce à quoi la famille de Valentin a droit », s’est-il indigné.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous