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La politique salariale de la suédoise a freiné la consommation: «Le salaire poche a augmenté», rétorque Charles Michel

Une étude de la Banque nationale de Belgique montre que la croissance de la consommation privée est faible dans notre pays.

Temps de lecture: 2 min

Le saut d’index et la politique de modération salariale menée par le gouvernement Michel ont eu pour conséquence de ralentir la consommation privée en Belgique malgré le tax shift et la croissance de l’emploi. C’est la conclusion principale d’une étude interne de la Banque nationale de Belgique (BNB) présentée au conseil de régence de l’institution le 24 avril dernier et dont nous avons pu prendre connaissance.

Elle montre que sur la période 2014-2018, le taux de croissance de la consommation privée a ralenti et a été inférieur à celui de nos principaux voisins. Alors que l’Allemagne et les Pays-Bas affichaient un taux supérieur à 1,5 %, la Belgique se traînait en dessous de la barre des 1 %. Ce ralentissement ne s’est pas déroulé de manière uniforme. Les Belges n’ont pas touché aux produits de base et à ceux liés au logement. La croissance dans ces catégories est similaire à celle de nos voisins. Par contre, on constate un net décrochage avec l’étranger en ce qui concerne les produits non essentiels de courte vie (vacances, restaurants…) et les biens dits « durables » (selon le terme utilisé par la BNB) comme les voitures, les vêtements, l’électronique… La qualité du pouvoir d’achat s’est détériorée puisque le Belge s’est avant tout centré sur les dépenses essentielles, postposant des achats qu’il aurait eu envie de faire mais qui n’étaient pas absolument nécessaires.

Sollicité pour une réaction, le cabinet du Premier ministre, Charles Michel (MR), parle d’une étude « décousue », insistant sur le fait qu’il n’est pas anormal que la croissance de la consommation ait été plus faible que chez nos voisins « puisqu’on partait de plus haut », grâce à une bonne résistance durant la crise. Il rappelle que le salaire poche a bel et bien augmenté et estime qu’il est trop tôt pour affirmer que le tax shift n’a pas compensé le saut d’index. Le second a précédé la mise en œuvre du premier, rappelle-t-il. Le décalage est d’autant plus grand que le tax shift a été étalé sur plusieurs années, la dernière phase ayant été introduite au 1 er janvier 2019. Or, les chiffres de la BNB sur la croissance du revenu disponible s’arrêtent en 2017. « Il faudra comparer les deux mesures une fois que le tax shift sera pleinement réalisé. On verra alors qu’il a largement surcompensé le saut d’index. »

Le gouvernement Michel a asphyxié la consommation privée, selon le PS

 

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13 Commentaires

  • Posté par Frere Marc, vendredi 10 mai 2019, 15:09

    Chaque fois qu'il y a un article sur Charles Michel, il y a un torrent d'avis négatifs, voire injurieux. Lisez l'article complet, on y dit : les chiffres de la BNB sur la croissance du revenu disponible s’arrêtent en 2017. Un peu court pour évaluer le tax shift. On y dit aussi: Ce ralentissement ne s’est pas déroulé de manière uniforme. Les Belges n’ont pas touché aux produits de base et à ceux liés au logement. La croissance dans ces catégories est similaire à celle de nos voisins. Par contre, on constate un net décrochage avec l’étranger en ce qui concerne les produits non essentiels de courte vie (vacances, restaurants…) et les biens dits « durables » (selon le terme utilisé par la BNB) comme les voitures, les vêtements, l’électronique… J'aimerais savoir quelle est la croissance des achats à l'étranger via les plateformes internet (Amazon, zalando, etc...) et si la BNB a pris cela en compte dans ses statistiques et j'aimerais aussi connaître l'impact de l'évolution de la fiscalité des voitures de sociétés qui a fait sans doute diminuer les dépenses en matière de voitures (on favorise l'achat de véhicules plus petits et moins polluant). Mais comme toujours, on survole et on tire des conclusions sur un titre. Mais tout ce que fait Charles Michel est mauvais quand je lis les commentaires.

  • Posté par De Menten Philippe, vendredi 10 mai 2019, 15:02

    Quand une étude de la BNB plaît à Charles Michel, il ne cesse pas de s'y référer. Quand elle ne lui plaît pas, elle est "décousue". Qui a décousu le pouvoir d'achat complet ? Il ne reste plus qu'à en "découdre" avec Charles Michel et ses amis de tous bords (bien ou mal cousus).

  • Posté par Dupont Olivier, vendredi 10 mai 2019, 14:10

    Certaines vérités ne sont pas agréables à entendre M. Michel. La réalité dépasse de loin votre fiction du "salaire poche". Il ne faut pas oublier que dans tout bilan (même celui des petites gens) il est nécessaire de tenir compte des apports positifs et des négatifs. Il semblerait que vous avez omis de tenir compte des négatifs... Je ne voudrais pas être votre comptable.

  • Posté par Dessers Jacques, vendredi 10 mai 2019, 13:30

    Evidemment....! Toujours aussi incapable de reconnaître ses erreurs et ses manquements . Politique 'bac à sable' !

  • Posté par Lambotte Serge, vendredi 10 mai 2019, 13:00

    A t'il droit au chômage après les élections le Charlot?Il pourrait toujours se recycler dans les études sur les politiques salariales ,il est tellement fort sur le sujet.

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