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Des armes wallonnes pour l’Arabie Saoudite chargées le week-end dernier à Anvers

L’envoi des armes a été effectué sous couvert d’une ancienne licence, toujours valable.

Temps de lecture: 2 min

Des armes wallonnes ont bien été chargées à destination de l’Arabie Saoudite le week-end dernier au port d’Anvers. «L’envoi présent à bord du navire Bahri Yanbu a été effectué sous le couvert d’une licence valable qui n’a pas été suspendue», a écrit, dans un courrier daté de mardi, l’administrateur général des Douanes et Accises Kristian Vanderwaeren à l’avocat de la Ligue des Droits Humains et de la CNAPD, Vincent Letellier.

La Ligue des droits humains et la CNPAD avaient demandé vendredi au ministre des Finances Alexander De Croo et à l’administration des Douanes d’empêcher l’exportation de matériel qui ferait l’objet de licences dont la validité serait suspendue compte tenu du conflit en cours au Yémen.

Cette requête s’inscrit dans le cadre d’une procédure en cours au Conseil d’Etat contre des licences d’exportation wallonnes vers le Royaume d’Arabie Saoudite dont sont titulaires la FN Herstal, CMI Defence et un troisième opérateur. La requête se fonde sur l’obligation contenue dans une clause portant sur les licences, et mise au jour en cours de procédure, entraînant l’arrêt des exportations lorsque le pays destinataire est impliqué dans un conflit international ou interne, au risque, selon le décret wallon, d’encourir des sanctions pénales.

Plainte pénale

Entre-temps, la Ligue des droits humains et la CNAPD ont annoncé le dépôt d’une plainte au pénal après une enquête du « Soir » et des partenaires mettant au jour l’utilisation d’armes belges dans le conflit au Yémen.

L’entreprise liégeoise CMI s’est défendue jeudi de toute illégalité dans l’exportation d’armes vers l’Arabie Saoudite. Elle a dénoncé des «attaque répétées à son intégrité».

Le ministre-président wallon Willy Borsus a demandé mercredi à son administration un «examen approfondi» des éléments parus mardi dans la presse sur l’utilisation d’armes wallonnes dans le conflit au Yémen. «Si des éléments de non-respect des règles devaient être validés, je prendrais immédiatement toutes les dispositions que le décret wallon permet», a-t-il assuré.

À lire aussi Des armes belges impliquées dans le conflit au Yémen, l’une des plus grandes crises humanitaires

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11 Commentaires

  • Posté par Raurif Michel, vendredi 10 mai 2019, 14:43

    Soyez fier du travail accompli par nos ouvriers matière d’armes. Peu de pays sont capables d’en autant. Pour une fois que nous sommes les premiers, ne gâchez pas notre plaisir et si les armes tuent, c’est parce l’Homme est incapable de se retenir, il lui faut de la violence, cela a toujours été le cas et le sera toujours, n’en déplaise à toutes ses pleureuses et autre grenouilles de bénitiers !! Car, lorsque les dividendes tombent, personnes ne les laissent là, tous les ramassent, même les grenouilles ! Je suis tout a fait d'accord avec ce que monsieur Dubois a écrit. Mais, je doute que les ouvriers et employés soient d'accord avec vos revendications !!!

  • Posté par Vandersleyen Thomas, vendredi 10 mai 2019, 23:47

    Non, cela ne me rend pas fier.

  • Posté par Dubois Raymond, vendredi 10 mai 2019, 15:29

    Effectivement , ils n'auront pas envie de rencontrer des personnes persuadées d'avoir RAISON au nom de principes louables dans des pays de bisounours

  • Posté par Vandersleyen Thomas, vendredi 10 mai 2019, 13:54

    Prochaine cargaison pour les professeurs de Floride...

  • Posté par Nica Petre, vendredi 10 mai 2019, 13:29

    Comme la fraude fiscale, l'inginérie fiscale et maintenant la fraude militaire et l'inginérie des licences. De qui se moque t on avec cette légalité en zone grise. Encore une fois la suédoise qui n'a pas été assez alerte pour bloquer la vente des armes vers l'AS (comme les niches fiscales) et ainsi continuer à laisser faire le FN pour exporter des armes belges destinées probablement au Yemen.L'honneur est sauf pas que vente en toute légalité et la morale de l'histoire est qu'il n'y pas. Circulez il n'y a rien à voir business as usual...

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