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Jean-Luc Mélenchon: «À gauche, il n’y a plus rien à fédérer»

« Il n’y a plus que des miettes », estime Jean-Luc Mélenchon. Au rassemblement de la gauche, il oppose l’idée d’une fédération populaire.

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Envoyée permanente à Paris Temps de lecture: 9 min

Il y a tout juste deux ans, il avait cru pouvoir se hisser au deuxième tour de la présidentielle. Avant de finir quatrième du scrutin, avec 19,5 % de voix. À quinze jours des Européennes, le score prêté à son mouvement a fondu comme neige au soleil. Les sondages créditent désormais la France insoumise de moins de 10 %. Jean-Luc Mélenchon, qui voit dans le mouvement des gilets jaunes le début d’une insurrection, veut pourtant toujours croiser le fer avec Emmanuel Macron.

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2 Commentaires

  • Posté par Leroy Maî, dimanche 12 mai 2019, 11:00

    Je vous conseille vivement la lecture du livre de J-L Mélenchon : "Les harengs de Bismarck" (Le poison allemand). Un pamphlet très éclairant sur l'extrême domination de l'Allemagne en Europe! Bonne lecture!

  • Posté par Deckers Björn, vendredi 10 mai 2019, 21:51

    Même si ses commentaires sont souvent "brut de décoffrage" comme on dit, Jean-Luc Mélenchon a raison. Le clivage gauche-droite est dans le coma en UE faute de réelle alternative et cela est profondément inscrit dans les traités de l'UE. Quand on a fait le marché unique, on a caché que l'idée, c'était la jungle de la concurrence (toujours moins disant social), quand on a fait l'union monétaire (on a pas prévenu que l'idée était d'inscrire puis de renforcer suite à la crise des dettes de 2008) un mécanisme de ordolibéral forcé qui oblige tous les gouvernements de droite ou de gauche à une politique libérale. Ce sont ces traités qui ont conduit Elio Di Rupo a voter l'exclusion des chômeurs et le PS français de François Hollande à mener au bout d'une année de veine résistance une politique de l'offre que ne peut pas décemment renier un libéral tempéré. A partir de là, le clivage oui est ailleurs, le peuple et les oligarches dit Jean-Luc Mélenchon, en tous cas certainement comme il l'exprime les régulateurs contre les dérégulateurs. Il a donc raison et en même temps, il a tort à mon sens de renier l'appartenance à la gauche. A sa manière, Marine Le Pen est aussi une régulatrice. Elle propose le protectionnisme nationaliste. En effaçant la frontière entre gauche et droite, Jean-Luc Mélenchon prête lui même le flan à l'accusation de démago-populisme à ses contempteurs qui aiment l'associer à l'extrême droite. Et en même temps, l'épisode du second tour de la dernière présidentiel est très lourd. N'avoir pas clairement dès le soir du premier tour appelé à voter Macron, non pour le soutenir mais simplement pour sauver l'essentiel, rapproche Jean-Luc Mélenchon des communistes allemands qui devaient mettre dans le même panier conservateurs et nationaux socialistes et finalement provoquer la funeste union que l'on sait. Je dirais que si en fin de compte, je suis d'accord avec Mélenchon sur l'analyse du problème de fond, j'ai un désaccord de fond sur son positionnement plus que discutable.

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