Trois fois plus de délits non traités entre 2006 et 2015

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Le nombre de délits non traités par manque d’enquêteurs a fortement augmenté ces dernières années, selon une enquête menée par Het Laatste Nieuws dont les résultats sont publiés ce samedi.

Le manque structurel de personnel au sein de la police fédérale a d’importants impacts sur la sécurité dans le pays, selon l’enquête. Une analyse des données du parquet nous apprend que le nombre de délits pour lesquels aucune enquête n’est conduite par manque d’enquêteurs disponibles a augmenté de 236% en neuf ans. En 2006 il n’y avait «que» 3.014 faits laissés de côté, leur nombre s’élevait à 10.140 en 2015.

Il ne s’agit pas de faits jugés peu importants par le parquet, ils sont écartés sous le prétexte «d’autres priorités». Il s’agit de faits pour lesquels le parquet souhaiterait mener une enquête mais s’en trouve dans l’incapacité par manque d’enquêteurs. Cela va de cas de vols qualifiés à de la fraude financière.

Une enquête à grande échelle, organisée par Het Laatste Nieuws et les syndicats NSPV (SNPS), VSOA (SLFP) et ACV (CSC) auprès de plus de 1.000 agents, confirme la tendance négative. Ils sont 94% à affirmer qu’une série de délits et crimes ne sont plus investigués par manque de personnel. Ils sont encore 86% à estimer que cela facilite la tâche des criminels.

 
 
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