Soupçons de fichage illégal pour Monsanto: «Nous n’acceptons aucun comportement contraire à l’éthique», se défend Bayer

Soupçons de fichage illégal pour Monsanto: «Nous n’acceptons aucun comportement contraire à l’éthique», se défend Bayer

La justice française a lancé vendredi une enquête au lendemain des révélations sur un possible fichage illégal pour le géant américain Monsanto de centaines de personnalités et médias, qui ont suscité des réactions indignées. Le député européen Philippe Lamberts (Ecolo), est notamment concerné par ce fichage.

> Soupçon de fichage illégal pour Monsanto: le député européen Philippe Lamberts portera plainte

Selon Franceinfo, Bayer se défend, déclarant « n’accepter aucun comportement contraire à l’éthique » et ne pas savoir « à quels documents les allégations se rapportent ». « Nous sommes pour la transparence et le traitement équitable de tous les groupes d’intérêts », affirme le groupe pharmaceutique allemand.

La multinationale Monsanto, filiale depuis l’an dernier du géant Bayer, est accusée d’avoir secrètement fait réaliser des listes par l’agence de communication Fleishman Hillard. Y figurent des centaines de responsables politiques, scientifiques et journalistes, dont quatre de l’AFP, pour lesquels sont indiqués entre autres leur position sur les pesticides, leur niveau de soutien à Monsanto, leurs loisirs, mais aussi leurs adresses et numéros de téléphone, y compris sur liste rouge, selon une enquête de France 2.

Un tableau met en lumière 74 « cibles prioritaires » divisées en quatre groupes : les « alliés », les « potentiels alliés à recruter », les personnalités « à éduquer » et celles « à surveiller ». Or, la réglementation « impose d’informer les personnes dès lors que leurs données sont collectées », et celles-ci doivent avoir « la possibilité d’exercer leurs droits », notamment l’effacement de ces données.

 
 
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