Affaire Semenya: l’Afrique du Sud fait appel du jugement controversé du TAS sur l’hyperandrogénie

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La Fédération sud-africaine des sports va faire appel du jugement controversé du Tribunal arbitral du sport (TAS) qui impose à la championne Caster Semenya de prendre des médicaments pour baisser son taux de testostérone, a annoncé lundi le ministère des Sports.

« Nous allons faire appel aussi vite que possible », a indiqué à l’AFP un porte-parole du ministère des Sports, Vuyo Mhaga, précisant avoir identifié trois motifs pour contester le jugement concernant l’athlète sud-africaine.

Selon M. Mhaga, l’appel de la Fédération, qui devrait être formé devant un tribunal fédéral suisse, porte d’abord sur « la récusation de deux juges » impliqués dans un précédent jugement du TAS qui avait annulé en 2015 la suspension d’une sprinteuse indienne Dutee Chand, elle aussi hyperandrogène. « Nous pensons que l’information scientifique (concernant les femmes hyperandrogènes) a été totalement ignorée », a-t-il enfin souligné.

Le premier mai, le TAS a rejeté l’appel déposé par l’athlète sud-africaine et la fédération sud-africaine d’athlétisme (ASA) qui s’opposaient au règlement de la fédération internationale d’athlétisme (IAAF) concernant les athlètes avec des différences de développement sexuel (Règlement DDS). Le TAS a jugé ce règlement discriminatoire mais pas « invalide ».

Ce règlement impose aux femmes « hyperandrogènes » de faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone (produit naturellement) pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 mètres).

Semenya, triple championne du monde (2009, 2011, 2017) et double championne olympique du 800 m (2012, 2016), avait déjà déclaré qu’elle ne prendrait pas de médicaments pour réduire son taux de testostérone.

 
 
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