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Affaire Semenya: l’Afrique du Sud fait appel du jugement controversé du TAS sur l’hyperandrogénie

Caster Semenya refuse de suivre le traitement médical que lui impose la fédération internationale d’athlétisme pour faire baisser son taux de testostérone.

Temps de lecture: 2 min

La Fédération sud-africaine des sports va faire appel du jugement controversé du Tribunal arbitral du sport (TAS) qui impose à la championne Caster Semenya de prendre des médicaments pour baisser son taux de testostérone, a annoncé lundi le ministère des Sports.

« Nous allons faire appel aussi vite que possible », a indiqué à l’AFP un porte-parole du ministère des Sports, Vuyo Mhaga, précisant avoir identifié trois motifs pour contester le jugement concernant l’athlète sud-africaine.

Selon M. Mhaga, l’appel de la Fédération, qui devrait être formé devant un tribunal fédéral suisse, porte d’abord sur « la récusation de deux juges » impliqués dans un précédent jugement du TAS qui avait annulé en 2015 la suspension d’une sprinteuse indienne Dutee Chand, elle aussi hyperandrogène. « Nous pensons que l’information scientifique (concernant les femmes hyperandrogènes) a été totalement ignorée », a-t-il enfin souligné.

Le premier mai, le TAS a rejeté l’appel déposé par l’athlète sud-africaine et la fédération sud-africaine d’athlétisme (ASA) qui s’opposaient au règlement de la fédération internationale d’athlétisme (IAAF) concernant les athlètes avec des différences de développement sexuel (Règlement DDS). Le TAS a jugé ce règlement discriminatoire mais pas « invalide ».

Ce règlement impose aux femmes « hyperandrogènes » de faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone (produit naturellement) pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 mètres).

Semenya, triple championne du monde (2009, 2011, 2017) et double championne olympique du 800 m (2012, 2016), avait déjà déclaré qu’elle ne prendrait pas de médicaments pour réduire son taux de testostérone.

 

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1 Commentaire

  • Posté par Naeije Robert, lundi 13 mai 2019, 13:48

    On a l'impression que toutes ces fédérations et le TAS croient que la différence entre hommes et femmes, et la différence entre aptitude aérobie (performance en efforts prolongés) qui lui est associée est seulement une question de taux hormonaux. Quelle erreur... De plus, vouloir imposer un traitement hormonal sans indication médicale et sans le consentement de l'athlète est éthiquement insupportable. J'espère qu'aucun médecin ne se laissera convaincre de rédiger ce genre de prescription.

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