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Alain Badiou au «Soir»: «Le mouvement pour le climat doit se politiser»

Alain Badiou comprend les jeunes qui se mobilisent pour le climat mais regrette qu’ils ne remettent pas assez en cause la prédation capitaliste sur la planète.

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Chef du service Forum Temps de lecture: 6 min

Alain Badiou était à Bruxelles vendredi, où il a donné une conférence à Bozar sur la jeunesse et l’engagement, dans la veine de son essai La Vraie Vie (sous-titré Appel à la corruption de la jeunesse), publié en 2016 chez Fayard. Nous avons rencontré le philosophe qui, à 82 ans, demeure une des instances critiques du « capitalo-parlementarisme » les plus commentées et traduites.

Dans la foulée de Rimbaud, vous appelez la jeunesse à oser la « vraie vie », par opposition à la « fausse », caractérisée par la recherche de plaisirs immédiats ou la recherche du pouvoir. Quelle est la voie à suivre pour éviter le piège ?

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4 Commentaires

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 14 mai 2019, 10:52

    Le communisme n'existe que dans l'esprit éclairés de quelques-uns dont Alain Badiou, mais il fait abstraction de la nature humaine qui est profondément individualiste (qui n'est pas de l'égoïsme) et non collectiviste (qui n'est pas de l'altruisme). Or, on ne change pas la nature humaine aussi facilement (si jamais). Les religions abrahamiques s'y attèlent depuis plus de 2 millénaires et le résultat est loin d'être probant. Les communistes disent, et Alain Badiou le répète, que c'est une question d'éducation. Mais on voit bien qu'avec 2 millénaires d'éducation chrétienne, l'homme n'est toujours pas "soigné" de ses pires "maux", qu'il est toujours parfaitement capable, et en nombre, de commettre l'abominable. Un siècle d'éducation communiste, là où elle s'applique, et fort cruellement forcée, n'a pas changé d'un iota la nature humaine. Les gens ne sont généralement pas meilleurs ou vertueux en Chine qu'ailleurs, ni plus heureux, mieux lotis et mieux nourris. Si les religions n'y sont pas parvenues en 2 millénaires, quelle présomption d'imaginer qu'on pourrait le faire en quelques décénies! Le communisme est une religion, un dogme donc, qui a pour objet de supplanter toutes les autres religions et de faire, comme elles, l'homme bon... par décret! On ne s'étonne dès lors pas de son échec à ce faire, comme les religions lorqu'elles gouvernent. Et de constater que le communisme, par sa nature dogmatique, ne peut exister dans la démocratie puisque tous les citoyens sont obligés d'y croire (en tous cas en public) et de l'appliquer sans contestation possible, au prix d'un séjour plus ou moins long en camp de ré-éducation ou... de sa vie.

  • Posté par Reginster Jean-luc , mardi 14 mai 2019, 14:40

    "L'esprit éclairé" ? Vous voulez rire. Pol Mathil, rescapé des purges staliniennes en Pologne et qui fut longtemps un des journalistes "conscience" du Soir qu'il maintenait en alerte sur la véritable nature des régimes communistes, doit se retourner dans sa tombe. Le philosophe Pascal Bruckner range Badiou parmi les "Faurisson" rouges, recensant ses écrits où il absout Mao des millions de morts et des dizaines de millions d'esclaves sacrifiés à sa révolution du "Grand bond en avant", et les diatribes actuelles de ses disciples, le slovène Zizek notamment, qui expliquent les multiples échecs des pouvoirs communistes par leur manque de radicalité dans l'extermination des opposants. Les idéologies totalitaires qui ont ravagé le 20ème siècle sont des religions laïques qui procèdent toutes sur le même mode: elles ont leur catéchisme, leurs évangiles, leurs dieux (Lénine, Staline, Hitler, Mao, Pol Pot, Castro), leurs tribunaux inquisitoires, leurs camps de redressement autrefois baptisés couvents ou monastères, leur bûchers où brûler les hérétiques, leurs nomenklaturas ou clergés, etc... Qu'il soit rouge, brun, islamiste ou que sais-je encore, le fascisme est par essence fascisant.

  • Posté par LIENARD NORBERT, mardi 14 mai 2019, 9:54

    Comme si ce n était déjà pas le cas

  • Posté par Poullet Albert, mardi 14 mai 2019, 9:03

    Le réel est toujours ce qui se découvre au prix que le semblant qui nous subjugue soit arraché. Aujourd’hui, nous devons être convaincus qu’en dépit des deuils que la pensée nous impose, chercher ce qu’il y a de réel dans le réel peut être, est, une passion joyeuse. Alain Badiou

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