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Bruxelles: Clerfayt menace de verbaliser De Lijn si la société refuse de revenir à la gare du Nord

« Je ne souhaite pas en arriver là (…) mais si chacun campe sur ses positions, on n’avancera pas », estime le bourgmestre de Schaerbeek.

Temps de lecture: 3 min

Malgré l’instruction donnée par le bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt de réhabiliter l’arrêt gare du Nord, la société de transport en commun flamande De Lijn a fait valoir lundi qu’elle n’avait pas l’intention de remarquer l’arrêt dans la gare tant qu’aucune solution structurelle ne serait trouvée aux problèmes occasionnés par le séjour des migrants à l’étage 0 de la gare.

La crainte d’une contagion et les désagréments causés par la saleté des lieux ont motivé la décision des chauffeurs de ne plus marquer l’arrêt depuis lundi dernier. Le bourgmestre remarque que la situation a évolué ces derniers temps. Vendredi, des bénévoles ont entrepris de nettoyer les lieux. Un rapport du contrôle médical de la Cocom (Commission communautaire commune) a confirmé en fin de semaine dernière qu’il n’y avait aucun risque de contagion, à l’exception dans une moindre mesure du personnel soignant et des migrants qui vivent dans des conditions de précarité et d’hygiène difficiles.

Depuis le milieu de la semaine passée, la Région bruxelloise, les communes concernées et les cabinets des ministres en charge de l’Asile et de l’Intérieur mènent une concertation pour trouver un ensemble de solutions. Face au refus de De Lijn, Bernard Clerfayt remarque que « là où (les bus) sont installés (rue du Progrès), ils n’ont pas d’autorisation ». « Je ne souhaite pas me bagarrer avec De Lijn et en arriver à verbaliser les bus, je souhaite que De Lijn fasse aussi partie de la solution. Les éléments majeurs qui constituaient une souffrance pour les chauffeurs de De Lijn ont été dans les grandes lignes résolus. Si chacun campe sur ses positions, on n’avancera pas. Il y a encore la présence de migrants dans la gare, mais nous travaillons à trouver des solutions avec tous les niveaux de pouvoir concernés. Si chacun à son niveau ne fait pas sa part, les problèmes retombent sur le petit bourgmestre local, qui ne peut pas résoudre à lui seul les problèmes que les autres niveaux de pouvoir supérieurs n’ont pas résolus. Je dois appeler tout le monde à réaliser sa part de la solution ».

« Tant que le fédéral n’assumera pas ses responsabilités, on continuera à tourner en rond », estime Clerfayt

La Stib a emboîté le pas à De Lijn et refuse aussi depuis mardi dernier de marquer l’arrêt à la gare du Nord. « De Lijn a beaucoup de lignes qui passent sous la gare, alors que nous n’avons que deux lignes et elles marquent l’arrêt dans des zones d’arrêt de la Stib qui existaient déjà », explique la porte-parole de la Stib. « De Lijn marque ses arrêts dans une zone qui n’est pas prévue à cet effet. Nous, on n’a pas eu d’instruction du bourgmestre et donc on va continuer temporairement à s’arrêter dans les zones d’arrêt qui se trouvent à l’extérieur de la gare ».

 

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5 Commentaires

  • Posté par Morgenthal Jean-Claude, mardi 14 mai 2019, 12:06

    Le conducteur du bus n'est il pas l'unique responsable de la sécurité de ses passagers ? S'il juge la situation dangereuse, n'est il pas obligé de prendre toutes les précautions ?.................................. Je vois mal un ministre verbaliser un pilote d'avion parce qu'il a refusé d'atterrir sur une piste qu'il jugeait dangereuse....................... Les conducteurs ne doivent surtout pas accepter cela. Ce serait remettre en cause la sécurité de l'entièreté du réseau

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