Affaire Valentin Vermeesch: les accusés apathiques, car abrutis par des médicaments?

Belinda Donnay a été abrutie de médicaments, explique son avocat. En prison elle aurait doubler la dose de «
ses anxiolytiques et antidépresseurs qu’elle prend depuis le début de son incarcération, ce qui la rend évidemment moins réactive et expressive ».
Belinda Donnay a été abrutie de médicaments, explique son avocat. En prison elle aurait doubler la dose de « ses anxiolytiques et antidépresseurs qu’elle prend depuis le début de son incarcération, ce qui la rend évidemment moins réactive et expressive ». - BELGA

C’est Me Franchimont qui a soulevé le problème ce lundi : il estime que sa cliente, Belinda Donnay, n’a pas pu répondre comme il se devait lors de son interrogatoire mercredi dernier parce qu’elle a été abrutie de médicaments au sein de la prison de Lantin : « Ils ont décidé, juste avant le procès, de doubler la dose des trois médicaments anxiolytiques et antidépresseurs qu’elle prend depuis le début de son incarcération, ce qui la rend évidemment moins réactive et expressive », a-t-il expliqué.

Alexandre et Dorian également sous médication

Alexandre Hart, qui affiche quant à lui un calme olympien pendant le procès, prend le même genre de médication : Me Molders-Pierre, son conseil, a expliqué qu’il était, en outre, sous Dipiperon, un antipsychotique aux lourds effets secondaires utilisé généralement en traitement de courte durée dans les états d’agitation et d’agressivité.

Dorian Daniels, dont un enquêteur a expliqué les crises d’angoisse à la reconstitution, est également gavé de médicaments, qui lui auraient fait prendre une quinzaine de kilos en prison. « Sans entrer dans l’horreur des faits, il ne faut pas oublier qu’on est face à des accusés très jeunes, qui venaient à peine d’atteindre leur majorité lors des faits », rappelle Me Solfrini, conseil de Dorian Daniels.

Difficile de savoir, dans ces conditions, si les accusés sont apathiques durant les audiences parce qu’ils sont indifférents ou parce qu’ils sont assommés par les médicaments. La consommation d’antidépresseurs dans nos prisons serait 14 fois supérieure à la moyenne des Belges, ainsi que cela avait été révélé par des médecins de la prison de Tilburg, qui a accueilli certains de nos prisonniers jusqu’en 2016.

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