La Bourse ou la brique, pourquoi choisir?

Bourse et immobilier peuvent faire bon ménage. La preuve en a été donnée par une conférence organisée, entre autres, par Les Viviers.
Bourse et immobilier peuvent faire bon ménage. La preuve en a été donnée par une conférence organisée, entre autres, par Les Viviers. - D.R.

Investir en Bourse ou dans la brique ? Telle est la question qui a été posée lors d’une conférence qui a réuni dans les bureaux bruxellois de Treetop Asset Management, une société de placements en Bourse, l’agence immobilière Les Viviers, l’économiste Etienne de Callataÿ, ancien membre de la banque Degroof qui a lancé son propre fonds d’investissement au Luxembourg (Arcadia), et Philippe Berghmans, le fondateur de Treetop.

Un sujet qui est sur toutes les lèvres. S’il fallait tirer un enseignement, un seul, de la réunion, ce serait celui-ci : il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier. Et donc, il est judicieux de miser à la fois sur la brique et sur la Bourse, mais en le faisant de manière réfléchie et consciencieuse. Bref, en bon père de famille.

Sur le volet purement immobilier de la réunion qui a rassemblé quelque 120 personnes, Jean Houtart, patron des Viviers, et Guillaume de Thier, le directeur de l’agence bruxelloise à Etterbeek, ont d’abord donné quelques chiffres. Chaque année, la Belgique se dote de 50.000 habitants supplémentaires. Le nombre de transactions immobilières a augmenté de 3,7 % entre 2017 et 2018 et les prix ont triplé depuis 1976.

De quoi rassurer ceux qui veulent acheter une maison ou un appartement. « A moins d’une catastrophe, acheter de l’immobilier est toujours intéressant car le bien prend de la valeur avec le temps », insiste à ce sujet Jean Houtart. « Et le logement est comme le pain : c’est un bien vital. »

L’agent a ensuite brossé les différents types de rendements que l’on peut attendre quand on investit dans la brique. « Il y a d’abord celui lié à une localisation sécurisée », dit-il. « Il s’agit de biens situés dans un quartier moyen, ni haut de gamme ni bas de gamme, genre le Schaerbeek près de la place Meiser. Le rendement y sera entre 3 et 4 %. »

Deuxième type de rendement : celui offert par les biens situés dans une localisation en mutation. « C’est par exemple le quartier du Châtelain qui n’était pas, il y a 15 ans, le quartier branché qu’il est devenu aujourd’hui, ou le quartier près du centre commercial Docks Bruxsel à Schaerbeek ou au pied d’UP-Site, le long du canal », explique Jean Houtart. « Ce sont des zones qui sont devenues courtisées et où le rendement net se situe entre 4 et 4,5 %. »

Le troisième type de rendement est celui lié aux localisations prestigieuses. « Woluwe-Saint-Pierre ou Ixelles sont des communes dont on sait qu’elles resteront toujours attractives et recherchées. Rendement net : entre 2 et 3 % », argumente Jean Houtart.

Selon des chiffres communiqués lors de la conférence, le rendement immobilier résidentiel bruxellois varie en moyenne de 2,5 à 4 %. Sa courbe est d’ailleurs croissante et constante. Quant à la plus-value immobilière, elle oscille (en moyenne) entre 3 et 5 % par an dans l’ensemble de la Belgique et ce depuis dix ans. De quoi rassurer les futurs investisseurs. « Parmi les avantages de l’investissement immobilier, j’en citerai trois », conclut le patron des Viviers. « La stabilité d’un marché qui ne s’est pas effondré lors de la crise financière de 2008, l’effet de levier qui veut qu’avec 50.000 euros de fonds propres on peut acheter un bien à 200.000 euros, et la fiscalité relativement avantageuse qui entoure l’immobilier. Je pense notamment aux donations. Et puisque la moitié du patrimoine des Belges, qui ne sont pas des idiots, est dans l’immobilier, je veux croire que c’est un domaine dans lequel il est bon d’investir… » CQFD.

 
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