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L’écart d’espérance de vie se creuse entre pauvres et riches

Selon l’UCL, un « nanti » peut vivre 14 ans de plus qu’un précarisé. Et la crise risque d’accroître cette différence.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 5 min

M ême si un reflux de l’espérance de vie se produit aujourd’hui en France, ce n’est pas ce phénomène qui est le plus à craindre dans notre pays, mais plutôt l’aggravation de la différence d’espérance de vie entre les citoyens les plus favorisés et les plus défavorisés. » L’analyse est du professeur Thierry Eggerickx, démographe à l’UCL et maître de recherches FNRS. En duo avec la VUB, le scientifique a établi qu’il y avait déjà au début du siècle un gouffre entre ces deux catégories de citoyens : il y a déjà en effet jusqu’à 14 ans de différence d’espérance de vie entre deux garçons qui avaient cinq ans en 2002-2006, selon leur environnement social. Un chiffre « qui ne peut que se creuser suite à l’accroissement de la disparité sociale suite à la crise de 2008 et la politique actuelle de sécurité sociale, comme l’exclusion des chômeurs et les restrictions de la sécu », explique le chercheur, qui poursuit actuellement l’analyse sur les derniers chiffres de 2012-2016.

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