Zakia Khattabi au «Soir» sur le tract Ecolo polémique: «C’est une tempête dans un verre d’eau»

Zakia Khattabi.
Zakia Khattabi. - Hatim Kaghat.

Coprésidente d’Ecolo, Zakia Khattabi ordonne le retrait d’un dépliant sur le port du voile, l’abattage rituel… Elle réagit à la polémique.

Vous êtes en colère, dites-vous…

Oui, c’est la méthode, ce tract, qui est en cause, qui est inacceptable.

Nous avons offert le bâton pour nous faire battre… Voir ceux qui sont biberonnés au communautarisme nous donner des leçons de communautarisme, alors, ça ! Nous, nous ne sommes pas allés dans les mosquées, comme tous les partis traditionnels, qui ont fait leur tournée électorale ! Je trouve cela honteux de s’adresser à certains électeurs à travers leur appartenance culturelle, alors que ce qui importe pour eux et pour tous, c’est de résoudre les problèmes climatiques, ceux ayant trait à la qualité de l’enseignement, de répondre aux défis de l’égalité…

Cela étant, quid du port du voile, du congé scolaire selon sa conviction, de l’abattage rituel, ces points repris dans le tract…

Nos positions sont connues, je pense à la possibilité de porter le voile jusqu’au niveau secondaire et l’âge de discernement, et nous sommes aux côtés, aussi, bien entendu, des jeunes filles qui ne veulent pas le porter. Mais, l’essentiel, en toile de fond, c’est que nous posons évidemment, à Ecolo, toujours des choix dans le sens des libertés individuelles et des libertés tout court ; pensez à nos positionnements, entre autres, sur le droit à l’interruption volontaire de grossesse, sur l’élargissement de l’euthanasie aux mineurs. Pour ce qui concerne le jour de congé selon ses convictions, nous n’avons pas de position programmatique, mais je constate qu’en Flandre, les autorités ont admis une absence à l’école pour des raisons religieuses. Quant à l’abattage, nous avons voté en Wallonie un texte bien plus global – du ministre Carlo Di Antonio (CDH) – sur le bien-être animal, et je constate seulement qu’il n’y a rien eu de tel à Bruxelles. Pour le reste, nous avons une vision plus large, tout au long de la chaîne, avec une exigence de contrôle qui va du transport aux modalités d’abattage. Vous savez, tout ça est connu, c’est une tempête dans un verre d’eau, mais, je l’ai dit, la méthode est inacceptable et j’ai réagi aussitôt, je n’ai pas laissé passer, nous sommes clairs.

 
 
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