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Grève sauvage chez Skeyes: environ cent vols annulés dans le pays, Brussels Airlines envisage une action en justice

En plus des annulations, le décollage ou l’atterrissage de nombreux avions a été retardé.

Temps de lecture: 2 min

La fermeture de l’espace aérien belge depuis 9h30 jeudi, suite à une grève sauvage chez Skeyes, impacte des milliers de passagers. Aux aéroports de Zaventem et Charleroi, une centaine de vols au total ont été annulés, en plus des nombreux avions dont le décollage ou l’atterrissage a été retardé.

Brussels Airport signale 90 vols annulés au départ et à l’arrivée de l’aéroport. Beaucoup de vols sont également retardés jusqu’à 13h, heure à laquelle l’espace aérien doit rouvrir. Une porte-parole signale s’attendre à ce que les retards se prolongent jusqu’en soirée. Au Brussels South Charleroi Airport, une dizaine de vols sont annulés (cinq décollages et cinq atterrissages). Les retards s’accumulent là aussi.

Retrouvez toutes les informations concernant votre vol sur le site de Brussels airport

La compagnie aérienne Brussels Airlines tient Skeyes responsable des préjudices qu’elle subit, en raison des grèves menées au sein de l’entreprise chargée du contrôle aérien en Belgique, annonce-t-elle jeudi. Elle envisage d’entamer une action en justice. La compagnie déclare avoir déjà subi au moins 4 millions d’euros de dommages à la suite des actions menées ces derniers mois au sein de Skeyes.

Un (dés)accord social en cause

Un accord social avait été conclu la semaine dernière, qui n’était cependant pas soutenu par l’ACV-Transcom, principal syndicat au sein de l’entreprise chargée du contrôle aérien en Belgique et par le syndicat libéral VSOA. Selon eux, les propositions qui se trouvent sur la table ne solutionnent pas les problèmes de charge du travail et de l’équilibre entre vies privée et professionnelle chez Skeyes.

La direction de Skeyes a réagi face à ces actions sociales « injustifiées », selon elle. Elle précise avoir invité jeudi « les contrôleurs aériens pour leur expliquer l’accord social conclu vendredi 10 mai dernier ». Une permanence était organisée de 10h à 19h.

Le syndicat socialiste ACOD, le seul qui a signé l’accord social conclu avec la direction de Skeyes la semaine dernière, se distancie de l’arrêt de travail observé jeudi depuis 09h30 et qui entraîne la fermeture de l’espace aérien. Dans un communiqué, le syndicat dénonce « l’attitude irresponsable » du syndicat chrétien ACV-Transcom, le plus important au sein de l’entreprise en charge du contrôle aérien.

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12 Commentaires

  • Posté par Bibliothèque , jeudi 16 mai 2019, 12:51

    Bruxelles sans nuages et sans avions. Que demander de plus aujourd'hui :-)

  • Posté par Leclercq Pierre, jeudi 16 mai 2019, 12:11

    Bien d'accord! Ces travailleurs privilégiés bénéficient de conditions de travail exceptionnelles, qui justifient bien un peu de stress ou de travail de nuit. Si ca ne leur plait pas/plus, qu'ils quittent ce métier et laissent la place à d'autres. Aux USA, ces fonctionnaires avaient signé un accord dans lequel ils promettaient de ne pas faire grève. Leur grève sauvage s'est donc logiquement traduite par un licenciement collectif.

  • Posté par Naeije Robert, jeudi 16 mai 2019, 13:46

    Une grève sauvage est tout aussi illégale en Belgique. La déliquescence morale de l'autorité publique fait qu'elle peut tranquillement se poursuivre, à répétitions et sans réparation des dommages causés à des centaines de milliers de voyageurs pris en otage. Pour ce qui est des travailleurs, la répétition de grèves sans justification compréhensible et sans préavis nuit considérablement à leur cause.

  • Posté par Naeije Robert, jeudi 16 mai 2019, 13:46

    Une grève sauvage est tout aussi illégale en Belgique. La déliquescence morale de l'autorité publique fait qu'elle peut tranquillement se poursuivre, à répétitions et sans réparation des dommages causés à des centaines de milliers de voyageurs pris en otage. Pour ce qui est des travailleurs, la répétition de grèves sans justification compréhensible et sans préavis nuit considérablement à leur cause.

  • Posté par VINCENT Patrick, jeudi 16 mai 2019, 13:44

    Puisqu'ils ont des conditions de travail exceptionnelles, pourquoi n'allez-vous pas y travailler ?

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