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Scandinaves tuées au Maroc: «Les principaux suspects regrettent ce qu’ils ont fait», indique leur avocat

Deux jeunes touristes scandinaves ont été sauvagement assassinées au Maroc en décembre dernier. Le procès des assassins présumés a été reporté ce jeudi.

Temps de lecture: 2 min

Le procès des assassins présumés de deux touristes scandinaves, décapitées dans le sud du Maroc, a été ajourné jeudi au terme d’une brève audience durant laquelle la partie civile a demandé à ce que la « responsabilité morale » de l’Etat soit engagée en vue de dédommagements.

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La troisième audience de ce procès lors duquel sont jugés à Salé, près de Rabat, plusieurs suspects ayant prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI) a été fixée au 30 mai, selon un journaliste de l’AFP. Dans le cadre de ce procès ouvert le 2 mai, 24 personnes sont jugées pour « apologie du terrorisme », « atteinte à la vie de personnes avec préméditation » ou « constitution de bande terroriste ».

Les principaux suspects sont accusés d’avoir tué Louisa Vesterager Jespersen, une étudiante danoise de 24 ans, et son amie Maren Ueland, une Norvégienne de 28 ans, dans la nuit du 16 au 17 décembre, sur un site isolé du Haut-Atlas (sud) où elles campaient.

L’avocat des parents de Louisa qui se sont constitués partie civile, Me Khalid Elfataoui, a demandé à ce que la « responsabilité morale » de l’Etat soit engagée, « même si les autorités ont fait ce qu’il fallait après », en vue de dédommagements aux familles des victimes. Une requête acceptée par le tribunal.

Trio meurtrier

Les quatre principaux suspects ont « spontanément admis leur crime pendant l’enquête, et aujourd’hui ils regrettent ce qu’ils ont fait », a affirmé à l’AFP leur avocat commis d’office, Hafida Mekessaoui.

Me Khalid Elfataoui a indiqué pour sa part vouloir demander la peine de mort pour les assassins « même si les pays d’origine des victimes y sont par principe opposés ». Des condamnations à la peine capitale sont toujours prononcées au Maroc, mais un moratoire est appliqué de facto depuis 1993 et son abolition fait débat.

Les trois principaux suspects dans cette affaire, natifs de la région de Marrakech (sud), se nomment Abdessamad Ejjoud (25 ans), Younes Ouaziyad (27 ans) et Rachid Afatti (33 ans).

 

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