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Pourquoi l’affaire Mawda n’est pas devenue une nouvelle affaire Semira Adamu

A vingt ans d’écart, une femme et une fillette migrantes ont été tuées par la police belge. La première affaire a ébranlé le pays, suscité une démission ministérielle et changé les pratiques de retours forcés. La seconde a, semble-t-il, moins marqué le pays. Pourquoi ?

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 5 min

Vingt années séparent la mort de ces deux migrantes, tuées par des policiers belges. Le 22 septembre 1998, Semira Adamu, demandeuse d’asile nigériane, est étouffée avec un coussin par un policier belge lors d’un rapatriement forcé. Le 17 mai 2018, la jeune Mawda prend une balle dans la tête, tirée par un policier lors d’une course-poursuite ayant pris pour cible la camionnette de migrants dans laquelle la famille se trouve. En 1998, l’affaire choque l’opinion, provoque la démission du ministre de l’Intérieur de l’époque, Louis Tobback (SP.A), et induit de nouvelles règles en matière de rapatriements (la technique du coussin étant désormais proscrite). En 2018, si un cortège de 1.500 personnes accompagne les parents de Mawda jusqu’au cimetière le jour de l’enterrement de leur fille de deux ans, le décès de la fillette ne met pas en cause la classe politique.

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1 Commentaire

  • Posté par Brasseur Michel, lundi 3 juin 2019, 7:28

    Et c'est dramatique! :-(

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