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France: un anesthésiste soupçonné d’avoir empoisonné 24 patients

Dix-sept nouveaux cas s’ajoutent aux sept autres pour lesquels Frédéric Péchier est déjà mis en examen depuis 2017.

Temps de lecture: 2 min

L’anesthésiste Frédéric Péchier est soupçonné depuis jeudi par le parquet de Besançon d’avoir empoisonné volontairement dix-sept patients qui s’ajoutent aux sept autres cas pour lesquels il avait déjà été mis en examen en mars 2017.

Le médecin est donc désormais suspecté d’avoir commis un total de 24 empoisonnements, dont 9 mortels, était présenté en fin d’après-midi aux deux magistrats instructeurs chargé de ce dossier en vue de sa mise en examen.

Procureur de la République à Besançon, Etienne Manteaux a indiqué lors d’une conférence de presse avoir engagé des poursuites pour «empoisonnement sur personne vulnérable» er requérir le placement sous mandat de dépôt du médecin de 47 ans. En 2017, celui-ci avait été laissé libre sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer.

Le suspect nie être l’auteur

Le Dr Péchier a été déféré au tribunal de Besançon jeudi matin, après 48 heures de garde à vue, reconnaissant à la fin de son interrogatoire, selon le procureur, que «des actes criminels, des empoisonnements, ont bien été commis à la clinique Saint-Vincent» où il exerçait mais niant en être l’auteur.

Toujours selon Etienne Manteaux, le médecin, qui encourra la «réclusion criminelle à perpétuité» si les magistrats instructeurs suivent les réquisitions du parquet, est «apparu comme le dénominateur commun» des événements indésirables graves (EIG) relevés par le corps médical entre 2008 et 2016.

Sept décès sur 17 nouveaux cas

Les dix-sept nouveaux cas d’empoisonnements présumés, retenus parmi 66 EIG suspects initialement signalés, concernent des patients âgés de 4 à 80 ans. Sept d’entre eux sont décédés, d’autres ont été plongés plusieurs jours dans le coma.

«Ces patients étaient opérés pour des chirurgies bénignes», mais ont pour la plupart fait des arrêts cardiaques lors des interventions, a expliqué Etienne Manteaux.

Le mode opératoire, selon lui, consistait «à polluer des poches de soluté de réhydratation ou des poches de paracétamol avec des anesthésiques locaux ou du potassium». Et même si le Dr Péchier n’a jamais été pris sur le fait, il est au coeur d’«un faisceau d’éléments concordants», a-t-il assuré.

 

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