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Skeyes: une prise en otage indécente de l’espace aérien par une caste de privilégiés

Personne ne dit qu’il n’y a pas de problèmes à régler pour le personnel de Skeyes. Mais rien dans la nature des revendications et le déroulement des négociations ne justifie cette paralysie surprise du transport aérien depuis et vers nos aéroports.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Quand les syndicats poussent le bouchon trop loin, quand une direction perd le contrôle, quand l’actionnaire public et ses représentants politiques sont au balcon – en affaires courantes et/ou en campagne électorale –, il n’y a plus que les juges pour tenter de ramener une situation à la raison. C’est ce qui se vérifie une nouvelle fois pour l’espace aérien belge, rendu de force ce vendredi aux passagers et aux compagnies sous peine pour Skeyes, l’entreprise publique fédérale en charge du contrôle aérien, de payer une amende de 10.000 euros et plus par vol non assuré. C’est une décision logique et nécessaire pour tenter de mettre fin à cette prise en otage depuis des mois.

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12 Commentaires

  • Posté par Rouvroy A., vendredi 17 mai 2019, 22:06

    Je n’aurais pas pensé qu’un tel égoïsme des « clients » - que vous semblez représenter - puisse transparaître de manière aussi brutale au travers de votre article. Les travailleurs ne sont pas d’accord avec les conditions de travail que leur direction impose et c’est leur droit. Qu’ils travaillent au sein d’un service public ne peut les priver d’exprimer leur mécontentement ; et qu’ils le fassent à leur manière relève de leur propre conviction. De là à les qualifier de « caste de privilégiés » pour les discréditer relève d’arrogance à mon point de vue. Ce « statut » ne les oblige tout de même pas à prester au-delà de leur capacité. Si des faiblesses sont inhérentes aux individus, et que des performances ordinaires peuvent être attendues d’autres personnes dans un contexte « normal », il faudrait peut-être en tirer les conclusions. Il me semble qu’il serait utile pour le gouvernement de se pencher sur les causes, tirer les leçons de pareille situation et du comportement de chacun – direction et travailleurs – avant de stigmatiser une seule partie, comme cet article le fait. Tout en précisant – si besoin est – que je n’ai strictement aucun lien avec les acteurs de ce conflit, découvert au travers de ce média.

  • Posté par Callebaut Olivier, samedi 18 mai 2019, 11:04

    Parler de caste de privilégiés en choque manifestement plus d'un, mais qu'y a-t-il de choquant à mettre des mots sur une réalité? Cette réalité est racontée par un contrôleur aérien, que je ne supposerai pas mal placé pour en parler: "nous disposons aujourd’hui de conditions de travail extraordinaires pour des salaires mirobolants par rapport à ceux qui gagnent 1.500 euros par mois. Je crois qu’il faut dire que tous les contrôleurs ne pensent pas comme les meneurs d’actions et que nous sommes des privilégiés par rapport à 99 % des travailleurs belges." https://plus.lesoir.be/218570/article/2019-05-16/un-controleur-aerien-se-lache-nous-disposons-de-conditions-de-travail

  • Posté par Cafagna Luigi, vendredi 17 mai 2019, 20:38

    Je ne vous savais si à droite;une caste fait tout pour empêcher quiconque d'y avoir accès:ils ne demandent que plus d'emplois;fallait-il ou faut-il qu'un accident ait lieu pour se rendre compte du problème;forcer à la fatigue et au burn-out sera plus sécurisant pour les millions des voyageurs? Et infliger des astreintes montre que la justice est du côté de l'économique.

  • Posté par Lacroix André, vendredi 17 mai 2019, 18:28

    Hier on parlait d'une amende importante qui serait infligée au pouvoir organisateur des TEC , Aujourd'hui , on parle d'une amende éventuelle pour la société Skeyes . Mais , que je sache , il s'agit bien de deux organismes publics . Dès lors peut-on en conclure que ces amendes seraient , en définitive , payées par le contribuable ?

  • Posté par Moriaux Raymond, vendredi 17 mai 2019, 17:23

    Oui mais quoi à la fin ? Ou il y a assez de contrôleurs pour faire ce travail dans des conditions de sécurité optimales (ce qui suppose qu'ils soient éveillés et avec un cerveau opérationnel) ou ce n'est pas le cas. S'il en manque (ce qu'il serait bon de démontrer) il faut en recruter. Augmenter ceux qui sont en place ne règle pas le problème. S'il y en a assez (ce qu'il serait tout aussi bon de démontrer), il faut les forcer à travailler ou les virer et les remplacer (par des militaires ou des étrangers jusqu'à ce qu'on ait formé les successeurs). Bon, c'est vite dit mais qu'on sache au moins s'ils sont en nombre suffisant ou pas (et qu'on apporte quelques preuves de ce qu'on avance).

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