Belgian Pride: les chars des politiques mal accueillis, la police écarte une association (photos et vidéos)

Plus de 100.000 personnes et plus de 80 délégations se sont déplacées dans la capitale pour faire entendre leurs voix et fêter l’inclusion à l’occasion de la Belgian Pride Parade. L’édition 2019 était placée sous le thème de l’intersectionnalité. Les trois organisations faîtières belges des personnes LGBTI+ (Arc-en-Ciel Wallonie, RainbowHouse Brussels et çavaria) souhaitent ainsi rappeler que «chacun est unique et a sa place dans la société, sans discrimination, quelle que soit sa base».

La police a recadré une association

Un certain nombre de personnes défilant à la Belgian Pride à Bruxelles ont été exclues du cortège par la police samedi après-midi, a constaté l’agence Belga. Il s’agissait de membres de l’association Reclaim the Pride, qui protestaient contre la récupération politique et commerciale de la Pride. Personne n’a été interpellé au terme du défilé.

« Nous protestons contre la récupération politique de la Pride, contre le manque d’action politique et l’incertitude dans laquelle vivent encore les personnes LGBTQIA + ainsi que les travailleurs du sexe », ont expliqué les militants. « La Belgian Pride est devenue une organisation commerciale et politique. Les politiciens viennent prendre une place qui n’est pas la leur, à la recherche de votes et monopolisent un événement qui faisait partie à l’origine de la lutte, de la résistance et de la révolution du LGBTQIA +. Le ’pinkwashing’ amène le flou sur le but du défilé et le réduit à un carnaval. »

La police a sorti le groupe du défilé à la hauteur de la rue Ravenstein et l’a repoussé hors du défilé. Les activistes devaient attendre que le défilé passe.

La Belgian Pride de Bruxelles en images

Les chars des politiques pas très bien accueillis

Le char Ecolo n’a pas bénéficié d’un bon accueil de la part des manifestants et tous les autres chars politiques ont été accueillis sous les huées par les membres de l’association. Ce fut en particulier le cas du camion N-VA, qui fut bombardé de bouteilles d’eau et de ballons d’eau. Le char du PS a également attiré les foudres des militants. C’est ce moment-là que la police a dû utiliser des gaz lacrymogènes et a encore fait reculer les membres de l’association.

Une fois le défilé terminé, la police a fait quitter les activistes un à un, après vérification de leur identité. Les personnes qui avaient souffert des gaz lacrymogènes ont reçu, de la part de la police, du sérum physiologique pour se nettoyer les yeux et le visage.

 
 
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