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Elections 2019: dimanche pourrait être «noir», mais qui s’en soucie?

Ce dimanche aura lieu le super scrutin. Selon notre dernier sondage, le Vlaams Belang pourrait devenir le deuxième parti du parti. Une vague extrêmiste qui concerne également l’Europe.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

C’est le chiffre que les francophones ne regardent pas et pour cause, à la stupéfaction (et à la satisfaction) générale, il ne les concerne toujours pas. C’est le chiffre qu’on met de côté en Flandre car il n’aura pas d’impact sur la formation des gouvernements. C’est pourtant un chiffre qui risque de transformer le jour des élections en dimanche noir. Notre sondage, réalisé après l’assassinat de Julie Van Espen, crédite le Vlaams Belang de 14,7 %, soit le triple de son score de 2014. Il deviendrait le troisième parti en Flandre, et peut-être même le second tant il talonne le CD&V.

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17 Commentaires

  • Posté par BRASSIENE Jean-Louis, lundi 20 mai 2019, 21:44

    Qui s'en soucie? Personne... ou presque. Pourtant le prochain scrutin fédéral ne se jouera pas en Wallonie ni à Bruxelles où les résultats sont quasi cousu de fil blanc, sauf incident de parcours, mais en Flandre. Groen patine et ne tire aucun bénéficie de la mobilisation des jeunes, pendant que le Vlaams Belang décolle alors que les libéraux et socialistes Flamands semblent destinés à jouer les figurants. Résultat; si la NVA fait plus de 30% et que le scrutin confirme les sondages pour le Vlaams Belang, le 26 mai sera en effet un dimanche noir. Très noir. Groen et SPA passeront à l'opposition. Resteraient le VLD et le CVP. Seront-ils disposés à entrer en lice pour grappiller un portefeuille ministériel avec le Belang? Que feront les francophones? Tous les pions sont en place pour que la Belgique s'enfonce dans une nouvelle crise institutionnelle encore plus sévère que celle de 2010. Les bisbilles créées par les discours communautaristes du socialiste Kir et de l'écolo Génot, la débauche de sondages, prêtent à sourire tellement ils sont dérisoires face aux vrais enjeux liés à la montée des extrémismes et nationalismes flamands.

  • Posté par Joute Dodo, lundi 20 mai 2019, 20:21

    Ecrire que les francophones ne regardent pas le résultat du VB est aller un peu vite en besogne. Les Bruxellois que je cotoie n'ont que cela à la bouche et s'assurent que leur entourage ne vote pas "noir", "neonazi", "antidemocratique", donc ni NVa, ni VB.... et aille voter.

  • Posté par delpierre bernard, lundi 20 mai 2019, 18:37

    @deckers, je ne vois pas en quoi défendre des valeurs que l'Occident porte dans les textes constitutionnels cautionnerait l'extrême droite dans le chef des partis démocratiques qui auraient enfin le courage de les défendre ...je pensais aussi que la lutte contre les extrêmes faisait partie de votre bagage et donc j'ai peine à croire qu'il faille vous l'expliquer..

  • Posté par Reginster Jean-luc , lundi 20 mai 2019, 14:48

    @Nobel Karl Je n'ai pas plus de certitude que vous. Pour formuler un jugement sûr, il faudrait des études sociologiques se recoupant le plus objectivement possible. Mais ce que je lis, c'est qu'en Flandre notamment, la presse observe avec étonnement qu'une jeune génération venant de milieux aisés rejoint volontiers le Vlaams Belang, bien loin donc du cliché de la dualisation économique qui enverrait les plus précarisés vers les extrêmes. Ce que je vois aussi, c'est que dans les rangs d'une partie des classes moyennes, le frein moral qui assimilait l'extrême-droite au "mal" s'estompe à mesure qu'émergent à l'extrême-gauche des partis radicaux que nos élites bien pensantes semblent trouver parfaitement légitimes, et qui labourent les mêmes thèmes politiques. Ce qu'il faut bien admettre, c'est que dans la perception de pas mal de gens, la normalisation d'une extrême conduit à normaliser les autres extrêmes. Peu importe l'explication ou la justification que vous y apportez.

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 20 mai 2019, 14:21

    C'est toujours amusant de constater dans les media de gauche l'indulgence dont il font preuve à l'égard de leur extrême par rapport à l'intransigeance envers l'autre l'extrême, celle de droite. Les 2 ont pourtant largement prouvé leur toxicité pour la démocratie et causé des millions de mort en Europe et ailleurs. Et ce beaucoup plus du côté du Communisme que du Fascisme. Rendons-leur que le Communisme sévissant ou ayant sévi depuis et pendant plus longtemps sur une plus large échelle, son "score" s'en trouve significativement plus élevé. S'il n'y a pas d'extrême droite en Wallonie, c'est tout simplement parce qu'il n'y a pas de personalité charismatique pour porter le populisme du côté droit. Personne en francophonie belge pour rivaliser avec Raoul Hedebouw, et ça ne sont ni Michael Modrikanen ni Alain Destexhe qui pourront le faire. Le 1er est aussi sympathique qu'une porte de prison et le 2e passe pour un traître au libéralisme. Si une telle personalité existait, pour sûr, elle draînerait une bonne part de l'électoral contestataire du PTB. On se rappelera que la Wallonie a elle aussi livré aux "boches" une division de soldats SS sous les ordres d'un Léon Degrelle tout ce qu'il y a de Wallon. La Wallonie est donc parfaitement capable d'extrême droite, puisqu'elle est capable d'extrême gauche. C'est juste une question de se trouver le bon "Führer".

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