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Comment on passe de l’extrême gauche à l’extrême droite

Andréa Kotarac, conseiller régional de la France Insoumise vient de quitter le parti pour rallier le Rassemblement National. L’histoire du 20e siècle nous montre que ce revirement n’a rien d’un fait anecdotique et isolé.

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Chroniqueur Temps de lecture: 4 min

Je crois l’avoir déjà relevé dans ces colonnes : la convergence à laquelle on a assisté, à l’occasion du mouvement des «  gilets jaunes  », entre extrême droite et extrême gauche, constitue l’un des phénomènes les plus significatifs (et les plus lourds de conséquences) de l’après-guerre en France.

On en constate déjà les résultats. Un cadre élu du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise, vient d’annoncer son ralliement au Rassemblement National de Marine Le Pen. Surtout, un sondage publié par Le Figaro révèle que 36 % des électeurs de Mélenchon (contre 4 % il y a cinq ans) ont une bonne opinion de la patronne de l’extrême droite.

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8 Commentaires

  • Posté par Christophe Thiange, jeudi 20 juin 2019, 18:44

    Excellent article, tres instructif.

  • Posté par NOBEN Karl, jeudi 23 mai 2019, 12:23

    "la convergence à laquelle on a assisté, à l’occasion du mouvement des « gilets jaunes », entre extrême droite et extrême gauche". Waow... parler de convergence et dispenser des points goodwin par paquet de douze sur base d'un unique cas de retournements de veste et de quelques poignées de radicaux qui ne représentent que l'extrémité du maelstrom idéologique qui porte la vareuse fluo... On attend l'analyse que fait monsieur Kahn des brouettes de transfuges en tout sens qui ont accompagné le délitement du PS et des républicains lors de la création d'En Marche et les flux en sens contraires qui s'ammorcent maintenant que ce "nouveau" mouvement est confronté à la réalité de l'exercice du pouvoir. Même si le mouvement des GJ n'a pas de structuration claire, il n'y a pas, contrairement aux fantômes que M. Kahn déterre pour illustrer sa démonstration, pas d'adhésion large aux idées nauséabondes au sein du mouvement des GJ, juste une convergence des contestations qui attire également des groupes extrêmes et au sein de laquelle les modérés tentent de garder un cap ouvert et démocrate. Car in fine, ce que J-F Kahn oublie de mentionner, c'est que ceux qui étaient extrémistes ou le sont devenus dans ces mouvements contestataires dont l'histoire est émaillée se sont marginalisés tous seuls et ont, pour leur grande majorité, rejoint la cohorte des oubliés de l'histoire. La seule mouvance contestataire extrême qui ait réellement percée est celle de la révolution française et de ses soubresauts napoléoniens, et il faut bien constater que la république actuelle continue à porter au pinacle des révolutionnaires aux méthodes pour le moins antidémocratiques...

  • Posté par Brasseur Michel, mardi 21 mai 2019, 10:06

    Que cette belle analyse et ces "nombreux" exemples ne nous trompent pas: la majorité des gens de gauche, restent à gauche et la majorité des gens de droite restent à droite. Et heureusement!

  • Posté par Lefebvre Pascale, mardi 21 mai 2019, 10:48

    Il y a un clivage actuel très présent de la gauche vers la droite, ce qui fait grossir l'électorat des partis identitaires. Et vous n'êtes pas sans savoir que ces partis évoluent de plus en plus pas, seulement en France mais aussi dans l'UE.

  • Posté par De Bilde Jacques, mardi 21 mai 2019, 7:29

    Toujours aussi pertinente votre analyse.

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