Procès de l’assassinat de Valentin: Alexandre Hart affirme que l’élimination de sa victime a été commanditée par un septuagénaire

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Plusieurs témoins ont évoqué, lundi, devant la cour d’assises de Liège, des faits d’extorsion qui auraient été commis par Alexandre Hart sur un sexagénaire. Valentin Vermeesch aurait permis ces faits de racket sur la victime qui souffrait de déficience mentale.

Lors d’un de ses interrogatoires durant l’enquête succédant à la mort de Valentin Vermeesch, Alexandre Hart avait affirmé que l’élimination de Valentin avait été commanditée par un homme âgé de 69 ans. Il avait cité le prénom d’un sexagénaire qui aurait promis une somme de 3.000 euros pour régler le sort de Valentin.

>Procès de l’assassinat de Valentin: un témoin, également victime de violences, entendu à huis clos

Pas de sentiment de vengeance

Cette thèse a été infirmée par l’enquête. Mais les investigations ont démontré que ce sexagénaire avait été victime de différentes agressions. Cet homme isolé et souffrant de déficience mentale recevait régulièrement des jeunes chez lui. Peu méfiant et en mal de relations sociales, il leur offrait régulièrement à boire ou de l’argent. Valentin appréciait cet homme et se rendait fréquemment chez lui en soirée.

Deux des trois agressions commises sur ce sexagénaire auraient été commises lorsque Valentin s’était présenté accompagné d’Alexandre Hart. Mais selon différents témoins, le sexagénaire victime de racket ne nourrissait pas de sentiment de vengeance. Il n’aurait pas pu demander de s’en prendre à Valentin. Au décès de Valentin, il avait manifesté sa tristesse. Des intervenants sociaux ont confirmé que cet homme vivait avec des moyens financiers limités et qu’il aurait été incapable de commanditer une expédition punitive.

 
 
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