Viol collectif diffusé sur Snapchat: la jeune fille connaissait bien au moins une partie de ses agresseurs

La place Saint-Lambert, à Liège, où les jeunes traînent souvent. ©Google Maps
La place Saint-Lambert, à Liège, où les jeunes traînent souvent. ©Google Maps

Sept jeunes ont été interpellés dans le cadre d’un viol collectif filmé et diffusé sur le réseau social Snapchat. Dans la nuit du 30 au 31 mars, sept personnes, âgées de 13 à 18 ans, auraient abusé d’une jeune fille d’une quinzaine d’années, à Chaudfontaine. La vidéo ne dure que quelques secondes mais les faits se seraient déroulés durant plusieurs heures.

« Les auteurs ont été arrêtés mardi et jeudi : cinq mineurs et deux majeurs. Ils sont passés aux aveux et les cinq mineurs ont été placés en IPPJ fermé. Les deux autres ont, quant à eux, été placés sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction », a indiqué le premier substitut du procureur du Roi de Liège Catherine Collignon, précisant que la jeune fille avait déposé plainte.

La jeune fille connaissait bien au moins une partie de ses agresseurs. Ces derniers, face aux images, n’ont eu d’autre choix que de passer aux aveux, les plus jeunes accusant les plus grands de les avoir influencés. Certains auraient du mal à réaliser l’extrême gravité des faits. Avant d’être interpellés, ils auraient déjà été fortement « sermonnés », voire secoués, par d’autres jeunes qui les auraient reconnus sur les images des faits.

Trois mois d’IPPJ

Les cinq mineurs d’âge interpellés ont été placés en section fermée d’IPPJ pour trois mois. Durant ce temps, ils doivent travailler à prendre conscience de la gravité des faits commis, et réfléchir à ce qui leur permettra de retrouver la voie de la légalité, sans plus sortir du « droit chemin ». Un bilan sera opéré après cette échéance, et le juge de la jeunesse pourra décider de prolonger leur maintien en section fermée ou de passer en section ouverte (permettant la reprise des cours, par exemple), voire de les rendre à leurs parents, éventuellement sous conditions.

Pour le violeur présumé de 18 ans et 3 semaines au moment des faits, ainsi que son comparse du même âge, la peine sera bien différente puisqu’elle oscille, après correctionnalisation, entre 10 et 15 ans.

 
 
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