Projets: City Dox, un quartier d’avenir

La plupart des appartements sont traversants et profitent d’une vue sur le canal.
La plupart des appartements sont traversants et profitent d’une vue sur le canal. - Georges De Kinder

Un terrain à grande échelle sur les berges du canal s’apprête à accueillir ce que l’on peut nommer « un quartier à part entière ». Celui-ci résulte de la construction de toutes pièces d’îlots de typologie classique. Un projet permis par la modification du Plan régional d’affectation du sol (Pras) autorisant la transformation des zones industrielles de Biestebroeck en zones d’entreprises en milieu urbain où se côtoieront activités productives et logements.

Un projet dans le projet

Le programme du projet conçu par « architectesassoc. » a pour leitmotiv de faire cohabiter logement et travail à travers un dialogue tant matériel que visuel. Pour ce qui est du prix de l’habitat, il se montre accessible, attirant beaucoup d’acquéreurs n’ayant pas les moyens d’acheter ailleurs. L’intéressé est principalement bruxellois, en couple, jeune parent et… premier acquéreur. Les investisseurs se font, eux, plus rares, mais pas pour autant absents.

Concernant les appartements, il y a une réelle volonté de la part des architectes de créer du lien entre intérieur et extérieur par le biais de terrasses de taille bien supérieure à ce que l’on a l’habitude d’observer à Bruxelles. Les appartements sont pour la grande majorité traversants, profitant à la fois d’une vue sur le futur parc et les berges du canal et d’une ouverture sur le jardin central à l’îlot, prolongeant l’impression d’espace depuis l’intérieur.

Aux 93 logements créés par « architectesassoc. » s’ajoutent des activités économiques. Côté boulevard, les services intégrés aux entreprises jouissent de la visibilité permise par le passage automobile. Ils occupent également l’ensemble du rez-de-chaussée du plateau, offrant des espaces avec une hauteur sous plafond de plus de 4 mètres. Les occupants ont dès lors la possibilité d’y installer des activités diverses. L’îlot en question accueille également une résidence permettant la création d’une diversité dans le profil des occupants.

Richesse urbanistique et architecturale

Du côté d’Atenor, on insiste sur la volonté d’intégrer l’espace public dans le projet qui se veut en dialogue constant avec celui-ci. Ici, plusieurs immeubles mitoyens forment une entité homogène. Malgré une densification du terrain construit à venir, les volumétries des différentes entités ont été imaginées pour fonctionner ensemble en maintenant les vues de chaque partie vers le canal.

Pour beaucoup, le canal joue le rôle de frontière, créant une fracture entre différents quartiers. Cette zone en est l’exception évidente. Les berges, très basses, offrent au promeneur un lien direct avec le cours d’eau, encadré d’espaces verts aux abords desquels sont installées quelques péniches. La mobilité à l’intérieur ainsi qu’en périphérie du quartier est maîtrisée. Elle se voudra douce, favorisant les déplacements à pied et à vélo.

Aux côtés de l’ensemble créé par « architectesassoc. », le projet dans son échelle globale sera le fruit de la cohabitation de différents bureaux d’architecture. « Architectesassoc. » dit avoir « joué davantage sur les décrochages de volumétrie que sur les matériaux ou les couleurs ». En ce qui concerne ces dernières, il est effectivement question de simplicité, l’ensemble arborant une robe blanche homogène. Pour l’ensemble du projet, il y a une volonté de travailler avec des architectes différents et que ces derniers puissent s’exprimer individuellement. L’importance du dialogue entre bureaux est claire, mais c’est également le cas avec les autorités et le maître architecte.

 
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