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Les enjeux du tirage au sort de citoyens

On présente généralement le tirage au sort comme un moyen d’impliquer davantage les citoyens dans la vie démocratique. Mais installer des assemblées vraiment représentatives est-il possible ? Le défi est de taille.

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Temps de lecture: 6 min

L’idée d’instituer des parlements de citoyens tirés au sort a gagné du terrain, au point d’être reprise à des degrés divers par la plupart des partis politiques. Des listes «citoyennes» en font même un élément central de leur programme, tandis que des intellectuels au départ réticents se disent à présent favorables à ce procédé. Les sondages d’opinion, eux, montrent que la population est plus hésitante, mais il est hors de doute que l’idée a le vent en poupe.

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4 Commentaires

  • Posté par WEISSENBERG ANDRE, mercredi 22 mai 2019, 10:00

    C'est une mauvaise idée, un point c'est tout. Soit la cible du tirage au sort est la totalité de la population, et alors on retombera fatalement sur (un grand nombre) de personnes que ça n'intéresse pas, qui n'en ont rien à faire ou dont cela dépasse manifestement les aptitudes et/ou les capacités. Soit on s'adresse uniquement à une population "sélectionnée" au préalable selon l'un ou l'autre critère, et l'on n'aura que les volontaires et les convaincus ... et, de nouveau, les incapables à un titre ou à un autre (sauf que, cette fois, ce seront les incapables qui s'ignorent ...). Dans les deux cas de figure, ce n'est ni représentatif (et certainement pas mieux que le système représentatif actuel) ni efficace. Au contraire, cela risque d'éloigner encore plus la population de la politique tout en rendant, au final, le système moins démocratique pcq moins représentatif. Est-ce bien cela le but recherché? Pour ce qui est de l'idée de "parquer" ces citoyens dans une seconde assemblée, évoquée ci-dessous, j'aimerais rappeler que, depuis 1921, les sénateurs pouvaient coopter un certain nombre de leurs pairs, élus directs ou indirects, afin de permettre au Sénat de s'adjoindre "d'éminents représentants de la société civile". En pratique, cette possibilité a toujours servi à repêcher des élus malchanceux. Quant à la Communauté germanophone, même en misant sur une cohésion importante de ses membres en dehors des clivages politiques, on leur souhaite bien du plaisir avec cette expérience certainement passagère ...

  • Posté par NOBEN Karl, mercredi 22 mai 2019, 12:03

    "on retombera fatalement sur (un grand nombre) de personnes que ça n'intéresse pas, qui n'en ont rien à faire ou dont cela dépasse manifestement" Ca n'est pas vraiment la leçon qu el'on peut tirer des jurys d'assise. Certes il ya des gens qui font le maximum pour s'en soustraire, mais ca n'est pas la majorité...

  • Posté par Deckers Björn, mardi 21 mai 2019, 17:39

    A l'évidence, il paraît sage de tester le système avant de le généraliser et certainement avant de remplacer la démocratie représentative. En ce qui me concerne, j'imaginerais plutôt cette assemblée comme seconde assemblée (par exemple remplacer le Sénat actuellement à l'agonie sous les coup de boutoirs des nationalistes flamands). Il m'a aussi semblé intéressant de tester sur différents sujets ponctuellement l'assemblée citoyenne au Parlement de Wallonie. Beaucoup de réflexions intéressantes dans la chronique de M. De Coorebyter. On ne peut en effet envisager de remplacer la démocratie représentative sans garde fou. Nous aurons l'occasion d'observer un test grandeur nature à l'automne prochain quand s'installera la première assemblée citoyenne de la Communauté germanophone.

  • Posté par Rebecca Vangansbeke, mardi 21 mai 2019, 15:37

    Votre analyse est totalement fausse et faussée ! Vous ne tenez absolument pas compte de tout le processus qui est proposé derrière ce tirage au sort ! Vous n'avez pas lu le livre de l'universitaire qui propose ce système: David Van Reybrouck ! Non, non et non ! Je ne suis pas d'accord que vous déformiez à ce point l'information ! Il est proposé que la population puisse mettre à l'agenda politique automatiquement ses préoccupations à partir d'un certain nombre de signatures ! Il ne s'agit pas de retirer le droit de vote, au contraire, la population a plus que jamais son mot à dire dans ce genre d'élections, car les élus, eux, dans notre système actuel, ne sont pas obligés de mettre à leur agenda les préoccupations des citoyens. Je voudrais que les journalistes se documentent davantage avant d'écrire leurs articles...

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