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Algérie: le chef de l’armée tente de mettre la contestation au pas

Le général Ahmed Gaïd Salah annonce que les élections présidentielles auront lieu le 4 juillet, mais la « rue » n’en veut pas et exige maintenant son propre départ.

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On ne reconnaît plus l’Algérie. Depuis le début de la contestation populaire, le 22 février dernier, les manifestants se sont enhardis, jusqu’à exiger la fin du « système » qui les bâillonne depuis l’indépendance en 1962. Dans la rue par millions tous les vendredis depuis lors sans désemparer, ils ont réussi à obtenir la fin de l’ère Bouteflika entamée en 1999. Mieux : plusieurs personnalités politiques, des généraux et des hommes d’affaires qui incarnaient le régime et sa corruption notoire croupissent désormais en prison. Mais l’armée, épicentre du pouvoir depuis toujours, ne paraît pas prête à renoncer à ses privilèges, comme en atteste la dernière sortie de son chef, le général Ahmed Gaïd Salah ce 20 mai.

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