Elections 2019: Elio Di Rupo ne condamne pas le contenu du tract polémique d’Emir Kir

©Le Soir
©Le Soir

Le bourgmestre de Saint-Josse et troisième candidat à la Chambre sur la liste PS, Emir Kir, a rédigé et diffusé lundi un tract électoral en turc qui a suscité de vives critiques. Le socialiste, accusé de communautarisme, s’en prend aussi au gouvernement fédéral. Ce mardi soir, le président socialiste Elio Di Rupo a réagi lors d’un duel avec Zakia Khattabi (Ecolo) organisé par la RTBF. Il ne condamne pas le contenu du membre de son parti.

« J’ai fait traduire le tract par une instance spécialisée, il ne fait que reprendre des propos que Monsieur Kir a tenus à la Chambre », indique Elio Di Rupo ce mardi soir.

Emir Kir diffuse un tract électoral en turc : « Communautariste et clientéliste », fustige le MR

Le président du PS tient également à préciser que « c’était une démarche individuelle ».

Le contenu du tract traduit

Ce tract, rédigé en langue turque et que nous avons fait traduire, pointe la politique mise en place par le gouvernement fédéral ces dernières années.

« Pendant 5 ans, j’ai été témoin du massacre de ce gouvernement populiste de droite. », lit-on dans le tract. « Ce gouvernement a voulu entrer de manière illégale dans les maisons. Il a pointé du doigt les Musulmans sous prétexte de terrorisme et a organisé des opérations à plusieurs endroits », explique aussi le bourgmestre de Saint-Josse.

Et le tract aussi de revenir sur l’interdiction de l’abattage rituel : « Ils veulent apporter partout l’interdiction de l’abattage rituel que nous sommes parvenus à empêcher à Bruxelles ».

Ecolo visé aussi suite à un tract polémique

La semaine dernière un tract rédigé par Ecolo a mis en avant-plan le communautaire dans la campagne électorale. Lors du débat, la co-président d’Ecolo a affirmé qu’« il est temps de mettre fin à ces campagnes où on insulte une tranche de notre population en la considérant qu’à travers une partie de son identité. Nous devons changer cette culture de campagne qui ne rend service à personne. »

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les profs auraient-ils le blues
?

    Les enseignants font corps mais se sentent incompris

  2. Alexandre Hart au moment des faits. Ici avec sa maman.

    Procès Valentin: que fait-on des détenus «étiquetés» psychopathes?

  3. «
Notre crise est culturelle, une crise de civilisation, une crise de l’excès.
»

    Climat: à la recherche de nouveaux sens

Chroniques
  • La crise du livre ne fait que commencer

    Ce mardi, Le Soir consacrait un long article à la baisse de la pratique de la lecture en Belgique. Nul doute que certaines déclarations de Benoît Dubois, qui représente les éditeurs belges francophones, vont être contestées. Le pessimisme est en effet mal vu dans le monde culturel, où l’on pratique l’optimisme de la volonté : si on lit moins de classiques, on lit davantage de littérature de genre ; si les romans reculent, la BD est en expansion ; si le livre papier se vend moins bien, la lecture sur écran explose, etc. En alignant des chiffres implacables et en glissant, au passage, que 35 % des enfants quittent l’école primaire sans comprendre ce qu’ils lisent, Benoît Dubois risque de se faire accuser de mépris ou d’élitisme.

    Je reviendrai à la question scolaire dans d’autres chroniques. Je voudrais simplement ajouter, ici, que Benoît Dubois me paraît bien optimiste quand il pronostique un nouveau recul de la lecture en raison des faibles compétences des...

    Lire la suite

  • Identité de genre: un progrès qui demande de la pédagogie

    La Belgique est un pays très progressiste, notamment pour ce qui relève de la vie intime des individus. Droit à l’avortement et à l’euthanasie, mariage gay, adoption par des couples homosexuels, procréation assistée : dans tous ces domaines, des associations ont combattu pour décrocher des droits que des hommes et des femmes politiques ont bétonnés en votant des lois. Cela nous semble relever du luxe ou de l’abstraction, jusqu’au jour où la vie ou la mort nous rattrape. On loue alors ceux qui ont pris ces risques, défendu des causes...

    Lire la suite