Incendie à Notre-Dame de Paris: un angelot sculpté de la clé de voûte retrouvé dans les gravats

Incendie à Notre-Dame de Paris: un angelot sculpté de la clé de voûte retrouvé dans les gravats

Un des quatre angelots sculptés et dorés qui se trouvaient à la croisée du transept sur l’oculus de la clé de voûte de Notre-Dame de Paris a été retrouvé mardi, a indiqué mercredi le responsable de la communication de la cathédrale André Finot.

L’œuvre est plutôt en bon état, au moins la tête qui est intacte, selon un journaliste de la Tribune de l’art qui avait fait état de cette trouvaille dans les débris de la voûte et de la charpente, qui a brûlé le 15 avril.

Si cet angelot a été retrouvé, on peut espérer que les trois autres « putti » dorés qui se trouvaient autour de l’oculus pourront être sortis des débris encore à trier.

Un robot a été mis en action depuis plusieurs semaines pour aider aux recherches et au tri des monceaux de gravats qui sont portés sous une grande tente blanche devant la cathédrale. Les services du ministère de la Culture (notamment le Laboratoire des Monuments Historiques et l’Institut national de recherches archéologiques préventives) et la police doivent les examiner.

Ces « putti » datent de la restauration de la cathédrale par Germain Boffrand en 1728-1729. La voûte avait été déposée par Viollet-le-Duc au XIXe siècle pour la construction de la flèche et remontée ensuite en conservant les angelots.

Dans le premier mois, deux parapluies temporaires et des filets de sécurité ont été installés sur la nef et le chœur. Les pignons nord et sud ont été consolidés et les statues qui se trouvaient au dessus ont été déposées. Tous les vitraux hauts ont été aussi déposés. Les peintures et autres œuvres de la cathédrale ont été mises en sécurité. Seuls les deux tableaux du transept nord (Guido Reni et Laurent de La Hyre) n’ont pas encore pu être évacués car la voûte n’est pas encore totalement sécurisée.

La phase de consolidation se poursuit. Les ouvriers travaillant sur les différents lieux du chantier -jusqu’à 130 personnes aujourd’hui- doivent porter des masques à l’intérieur de l’édifice en raison des dangers sanitaires liés à la forte concentration en plomb.

 
 
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