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Elections 2019: les partis politiques, trop poreux aux financements étrangers

Dans de nombreux pays européens, le financement étranger des partis politiques est soumis à des règles strictes. Pourtant, certains donateurs étrangers parviennent de plus en plus souvent à contourner la législation – et ainsi à avoir une influence sur la politique européenne.

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C’était une mesure draconienne qui devait redorer le blason des partis politiques italiens. En tout cas, c’est ce qu’avait imaginé Enrico Letta. Il y a six ans, celui qui est alors président du Conseil des ministres annonce la fin du financement des partis politiques par l’Etat, pour une économie totale de 91 millions d’euros. C’en était trop des affaires impliquant des représentants politiques italiens, des gros titres sur la corruption ou le clientélisme en politique. Désormais, les partis italiens devraient se financer principalement via des dons.

Conséquence : les caisses se sont vidées. Les revenus de l’ensemble des partis ont chuté de 61 %, du lancement de cette mesure à début 2018. Les charitables donateurs, qu’il s’agisse de particuliers ou d’entreprises, ne sont pas parvenus à compenser la perte de l’enveloppe de l’Etat.

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