Survol de Bruxelles: la N-VA menace de renégocier le financement de la région bruxelloise

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La volonté de la N-VA de régler la question des routes aériennes de l’aéroport national via un texte au parlement, dès l’entame de la prochaine législature, et sa menace sur le financement de Bruxelles constituent une provocation de plus démontrant qu’il est impossible de travailler avec elle, a affirmé mercredi soir de la ministre bruxelloise de l’Environnement Céline Fremault (CDH).

La N-VA entend régler la question des routes aériennes de l’aéroport de Brussels Airport dès la formation du prochain gouvernement fédéral, via un texte soumis au parlement, a indiqué mercredi le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts, en réponse à des questions posées par l’association Actie Noordrand, regroupant des riverains de la périphérie nord de l’aéroport national de Zaventem.

Celle-ci a sondé les différents partis pour savoir s’ils soutenaient l’exécution du jugement du 30 mai dernier imposant à l’État fédéral d’adapter le plan Wathelet de dispersion des vols dans un délai de 90 semaines.

Les menaces de la N-VA

Dans sa réponse, Ben Weyts estime que le futur plan de survol doit s’appuyer sur un partage équitable des avantages et des inconvénients liés à l’aéroport, et donc « sans zones d’exclusion aérienne privilégiée en Région bruxelloise ».

Sans changement des normes de bruit bruxelloises « déloyales et carrément égoïstes », le financement de la Région bruxelloise devra revenir à la table de négociations », a-t-il averti.

« Nous ne sommes plus à une provocation près de N-VA. Celle-ci prouve, par ses menaces et propos antidémocratiques, que c’est un parti avec lequel il est impossible de travailler », a réagi mercredi soir la ministre bruxelloise de l’Environnement, Céline Fremault, tête de liste CDH à Bruxelles.

Se disant « révoltée » par les menaces proférées par la N-VA à l’encontre de la Région bruxelloise, Céline Fremault, a souligné qu’au cours des cinq dernières années, ni le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot (MR), ni aucun ministre N-VA, n’ont été à l’initiative de la moindre réunion de concertation pour trouver une solution structurelle au survol de Bruxelles.

« À quelques jours des élections, les propos de la N-VA sont une fois de plus provocateurs, d’abord parce qu’ils font fi de toutes les juridictions qui ont validé l’arrêté bruit bruxellois. Cet arrêté existe pour protéger la santé des Bruxellois, un aspect méprisé depuis cinq ans par la N-VA », a ajouté Mme Fremault.

Pour la ministre bruxelloise, le survol intensif subi par de nombreux Bruxellois est un non-sens sanitaire et sécuritaire confirmé par plusieurs études.

 
 
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