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Survol de Bruxelles: la N-VA menace de renégocier le financement de la région bruxelloise

Une provocation de plus qui rend le travail impossible avec la N-VA, a réagi la ministre bruxelloise de l’Environnement, Céline Fremault (CDH).

Temps de lecture: 3 min

La volonté de la N-VA de régler la question des routes aériennes de l’aéroport national via un texte au parlement, dès l’entame de la prochaine législature, et sa menace sur le financement de Bruxelles constituent une provocation de plus démontrant qu’il est impossible de travailler avec elle, a affirmé mercredi soir de la ministre bruxelloise de l’Environnement Céline Fremault (CDH).

La N-VA entend régler la question des routes aériennes de l’aéroport de Brussels Airport dès la formation du prochain gouvernement fédéral, via un texte soumis au parlement, a indiqué mercredi le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts, en réponse à des questions posées par l’association Actie Noordrand, regroupant des riverains de la périphérie nord de l’aéroport national de Zaventem.

Celle-ci a sondé les différents partis pour savoir s’ils soutenaient l’exécution du jugement du 30 mai dernier imposant à l’État fédéral d’adapter le plan Wathelet de dispersion des vols dans un délai de 90 semaines.

Les menaces de la N-VA

Dans sa réponse, Ben Weyts estime que le futur plan de survol doit s’appuyer sur un partage équitable des avantages et des inconvénients liés à l’aéroport, et donc « sans zones d’exclusion aérienne privilégiée en Région bruxelloise ».

Sans changement des normes de bruit bruxelloises « déloyales et carrément égoïstes », le financement de la Région bruxelloise devra revenir à la table de négociations », a-t-il averti.

« Nous ne sommes plus à une provocation près de N-VA. Celle-ci prouve, par ses menaces et propos antidémocratiques, que c’est un parti avec lequel il est impossible de travailler », a réagi mercredi soir la ministre bruxelloise de l’Environnement, Céline Fremault, tête de liste CDH à Bruxelles.

Se disant « révoltée » par les menaces proférées par la N-VA à l’encontre de la Région bruxelloise, Céline Fremault, a souligné qu’au cours des cinq dernières années, ni le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot (MR), ni aucun ministre N-VA, n’ont été à l’initiative de la moindre réunion de concertation pour trouver une solution structurelle au survol de Bruxelles.

« À quelques jours des élections, les propos de la N-VA sont une fois de plus provocateurs, d’abord parce qu’ils font fi de toutes les juridictions qui ont validé l’arrêté bruit bruxellois. Cet arrêté existe pour protéger la santé des Bruxellois, un aspect méprisé depuis cinq ans par la N-VA », a ajouté Mme Fremault.

Pour la ministre bruxelloise, le survol intensif subi par de nombreux Bruxellois est un non-sens sanitaire et sécuritaire confirmé par plusieurs études.

 

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11 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, vendredi 24 mai 2019, 9:45

    Merci à la NVA d'avoir utilement tombé le masque à la ligne d'arrivée. Avis aux Bruxellois tentés par le Vote NVA ce dimanche. Ce sera soit la ceinture budgétaire pour la région, soit le survol massif de Bruxelles. Au moins, les bruxellois sont prévenus. Dimanche, les bruxellois francophones peuvent envoyer leur région à la casse ou la préserver. D'ailleurs, il ne manque plus de liste francophone de droite démago pour éviter ce scénario. Je dis ça je suis Wallon... Mais ça me ferait bien.... Iech (comme disent les jeunes) que les Bruxellois explosent leur région sur un comportement raciste d'enfant gâtés alors que tous les francophones se sont mouillé comme jamais en 1989 pour qu'ils aient leur région autonome à eux. Tous le francophones Wallons et Bruxellois paient encore le prix d'une loi spéciale de financement déséquilibrée en ce qui concerne le financement de la communauté française et donc de l'enseignement. Face à un tel gâchis, envoyer la région bruxelloise à la casse serait jouer à qui perd perd!

  • Posté par Clodong André, jeudi 23 mai 2019, 20:05

    Des solutions pérennes à la problématique du survol de Bruxelles-Capitale existent, mais les politiciens de tous bords n'en ont cure, c'est leur pain quotidien.

  • Posté par Raurif Michel, jeudi 23 mai 2019, 15:35

    Cette attitude la la N-VA, ainsi que celle de tout les partis flamands démontre que pour les flamands, la Loi du plus fort n'est pas un vain mot ! Messieurs les francophones, retenez que, lors de toutes discutions avec les flamands, vous serez toujours baisés et que vos revendications, et bien vous pouvez les transformer en suppositoire et vous les mettre ....

  • Posté par Tamo Guillaume, jeudi 23 mai 2019, 12:53

    Les Bruxellois et Bruxelloises qui seraient tentés de voter pour la NVA savent désormais à quoi s'en tenir...

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 23 mai 2019, 9:18

    "La N-VA prouve ... que c’est un parti avec lequel il est impossible de travailler" Evidemment Mme Frémault! Vous n'avez pas encore compris que c'est EXACTEMENT ce que la NVA veut: rendre le pays ingouvernable et que ce soit les francophones qui demandent, dégoûtés, le départ de la Flandre, ou en tous cas le Confédéralisme? Les francophones continuent de tomber dans le même panneau depuis des décénies. On se demande vraiment s'il ne le font pas exprès et que c'est bien cela qu'ils veulent (confédéralisme prélude à l'indépendance de la Flandre).

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