Toronto fait le break: les Raptors à un succès de leur première finale NBA

@EPA
@EPA

Toronto va disputer le match le plus important de sa jeune histoire samedi : les Raptors, vainqueurs à Milwaukee 105 à 99 jeudi, n’ont plus besoin que d’une victoire pour atteindre leur première finale NBA.

Quand Milwaukee a débuté le match N.5 tambour battant et a compté jusqu’à douze points d’avance (14-2), Kawhi Leonard a gardé son calme, même si son équipe semblait au bord du KO après moins de cinq minutes de jeu.

Il en faut beaucoup plus pour faire paniquer le très flegmatique ailier des Raptors, sacré champion NBA en 2014 avec les San Antonio Spurs.

« Je savais qu’il y avait encore beaucoup de temps à jouer et que si on produisait notre meilleur basket, on pouvait revenir et c’est ce qui s’est passé », a simplement expliqué Leonard.

« On a juste gagné un match, je suis concentré sur le moment, je ne projette pas au-delà de ce qu’on a fait ce soir », a-t-il balayé, presque agacé.

Sous l’impulsion de son ailier, auteur de 35 points, dont 15 en 4e période, Toronto, franchise créée en 1995, a réussi un sacré exploit, ne lui en déplaise.

Les Raptors se sont imposés dans la salle de la deuxième meilleure équipe à domicile en saison régulière (33 v-8 d).

Plus impressionnant encore, ils ont infligé trois défaites de suite aux Bucks qui n’avaient jamais enchaîné trois revers consécutifs depuis le coup d’envoi de la saison 2018-19.

« Kawhi (Leonard) inspire ses coéquipiers, il marque beaucoup, mais il m’impressionne encore plus par ce qu’il fait en défense, même si cela se voit moins », a insisté son entraîneur Nick Purse.

Milwaukee, meilleure équipe de la saison régulière, avait pourtant idéalement débuté la rencontre.

VanVleet père de famille comblé

Mais les Bucks sont restés muets pendant cinq minutes en 2e période et ont permis à Toronto de revenir au score.

Les Raptors sont passés en tête pour la première fois durant le 3e quart-temps et ont pris définitivement l’ascendant dans le « money time » (92-85) grâce à un panier à trois points capital, le seul de la soirée, de Marc Gasol (4 pts).

Toronto a également réussi à perturber la star de Milwaukee Giannis Antetokokounmpo qui a été limité à 24 points.

Autre secteur où Toronto fait la différence : le banc des Bucks n’a apporté que 15 points, contre 35 à celui des Raptors, dont 21 pour le seul Fred VanVleet (7 paniers à trois points).

Van Vleet, devenu père pour la deuxième fois lundi, était pourtant encore dans l’Illinois mercredi, avec l’accord de son équipe, pour être aux côtés de sa compagne et de leur nouveau-né.

« Peu dormir et avoir un enfant, c’est la recette du succès en playoffs », a-t-il plaisanté.

« Cette victoire montre la force collective de cette équipe, s’imposer à Milwaukee n’est pas une mince affaire, mais on y est parvenu avec beaucoup de solidarité », a insisté VanVleet, très discret jusque-là depuis le début des play-offs.

Milwaukee, en quête de son premier titre depuis 1971, n’abdique pas et croit encore en ses chances.

« Il y a quelques rebonds défensifs qu’on a manqués en fin de match et qui nous ont coûté cher. J’ai juste dit à mon équipe de se concentrer exclusivement sur le match N.6 et d’aller chercher la victoire à Toronto », a souligné Mike Budenholzer, l’entraîneur des Bucks.

Le vainqueur de ce duel sera opposé en finale à partir du 30 mai à Golden State.

Le double champion NBA en titre est qualifié pour sa cinquième finale de suite depuis lundi, après avoir battu Portland pour la quatrième fois en quatre matches.

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les profs auraient-ils le blues
?

    Les enseignants font corps mais se sentent incompris

  2. Alexandre Hart au moment des faits. Ici avec sa maman.

    Procès Valentin: que fait-on des détenus «étiquetés» psychopathes?

  3. «
Notre crise est culturelle, une crise de civilisation, une crise de l’excès.
»

    Climat: à la recherche de nouveaux sens

Chroniques
  • La crise du livre ne fait que commencer

    Ce mardi, Le Soir consacrait un long article à la baisse de la pratique de la lecture en Belgique. Nul doute que certaines déclarations de Benoît Dubois, qui représente les éditeurs belges francophones, vont être contestées. Le pessimisme est en effet mal vu dans le monde culturel, où l’on pratique l’optimisme de la volonté : si on lit moins de classiques, on lit davantage de littérature de genre ; si les romans reculent, la BD est en expansion ; si le livre papier se vend moins bien, la lecture sur écran explose, etc. En alignant des chiffres implacables et en glissant, au passage, que 35 % des enfants quittent l’école primaire sans comprendre ce qu’ils lisent, Benoît Dubois risque de se faire accuser de mépris ou d’élitisme.

    Je reviendrai à la question scolaire dans d’autres chroniques. Je voudrais simplement ajouter, ici, que Benoît Dubois me paraît bien optimiste quand il pronostique un nouveau recul de la lecture en raison des faibles compétences des...

    Lire la suite

  • Identité de genre: un progrès qui demande de la pédagogie

    La Belgique est un pays très progressiste, notamment pour ce qui relève de la vie intime des individus. Droit à l’avortement et à l’euthanasie, mariage gay, adoption par des couples homosexuels, procréation assistée : dans tous ces domaines, des associations ont combattu pour décrocher des droits que des hommes et des femmes politiques ont bétonnés en votant des lois. Cela nous semble relever du luxe ou de l’abstraction, jusqu’au jour où la vie ou la mort nous rattrape. On loue alors ceux qui ont pris ces risques, défendu des causes...

    Lire la suite