Elio Di Rupo: «Il faut éviter que le MR et la N-VA ne poursuivent la désagrégation de notre société»

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À deux jours des élections, Elio Di Rupo a à nouveau martelé ce vendredi au micro de Bel RTL son opposition face à une nouvelle alliance « libéraux-nationalistes » lors de la prochaine législature. Pour le président du parti socialiste, l’enjeu principal du 26 mai est de savoir si « le PS sera suffisamment fort pour ne pas permettre au gouvernement actuel, MR-N-VA, de poursuivre la désagrégation de notre société ».

Elio Di Rupo a à nouveau fustigé le bilan du gouvernement actuel ce vendredi matin. Il dénonce notamment « un appauvrissement généralisé de la classe moyenne et des personnes à bas revenues » et pointe « la grande insatisfaction » des Belges. « Il faut un parti socialiste le plus fort possible afin de se passer de la N-VA », a-t-il soutenu.

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« Les mamours de Charles Michel à la N-VA »

Le président socialiste a aussi réagi face aux propos de Charles Michel tenus jeudi, qui accuse certains partis d’hypocrisie. « Ceux qui expriment des exclusives sont particulièrement hypocrites puisque le parti socialiste oublie que leurs homologues flamands gouvernent à Anvers avec la N-VA. Et Ecolo oublie que Groen est dans de très nombreuses majorités communales avec la N-VA », avait-il déclaré.

Elio Di Rupo l’assure, il ne compte pas retourner sa veste : « Charles Michel s’est laissé dominer par la N-VA tandis que nous n’avons pas du tout envie de nous laisser dominer. Nous voulons être le pilier d’un changement ».

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Le président socialiste fustige le comportement du Premier ministre sortant vis-à-vis des nationalistes : « Quand j’entends Charles Michel faire des mamours à la N-VA, je trouve ça relativement indécent ».

Elio Di Rupo considère également que de manière générale, cette campagne électorale est « très décevante. » « Il y a énormément de mensonges, tantôt dans les débats radio, tantôt dans les débats télévisés », estime-t-il tout en visant plus particulièrement le Premier ministre libéral.

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