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Boris Johnson, le Diable devenu Bon Dieu

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Un pitre charismatique et médiatisé, fer de lance de la victoire du Brexit lors du référendum du 23 juin 2017. Est-ce suffisant pour supplanter les autres candidats à la succession de Theresa May ? A 55 ans, l’ex maire de Londres est le plus populaire des candidats auprès de la base conservatrice qui, au terme d’une campagne impitoyable, désignera lequel des deux finalistes occupera le 10 Downing Street.

Dans les meetings comme à la télévision, l’orateur préféré du peuple de droite n’a pas coutume de faire dans la dentelle. Outre la frange eurosceptique de l’électorat avide de ses bons mots, de son goût de la provocation et de son insolence, « Boris-le-déjanté » est populaire auprès des « petits blancs » du Nord de l’Angleterre qui votent traditionnellement travailliste mais qui ont du mal à s’identifier au Labour présidé par le gauchiste Jeremy Corbyn, défenseur des minorités.

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