Grève mondiale pour le climat: «la bataille n’est toujours pas terminée », déclare Anuna De Wever

A l’issue ce vendredi de la 20e marche des jeunes pour le climat, Anuna De Wever va pouvoir prendre un peu de temps pour elle. La jeune femme dresse un bilan positif du mouvement Youth for Climate qu’elle a lancé en Belgique, même si les changements politiques attendus tardent à se concrétiser.

«Je suis émue et très fière de ma génération. C’est incroyable ce qu’ils ont fait pendant des mois, semaine après semaine, dans la rue. Nous avons fait notre boulot, les experts ont fait leur boulot et maintenant c’est au tour des responsables politiques», estime-t-elle.

►Grève mondiale pour le climat: 7.500 participants se sont rassemblés à Bruxelles (photos)

«Nous n’aurions pas pu faire mieux, mais la bataille n’est toujours pas terminée car les ambitions restent insuffisantes. Les actions n’ont pas encore été prises et la responsabilité relève à présent des politiciens. Ce sont les jeunes qui s’expriment sur le sujet dans la rue, tandis que les responsables politiques s’y prennent mal et n’écoutent pas les experts. Le climat est une priorité absolue», insiste l’adolescente de 17 ans.

Si la politique climatique n’évolue pas sensiblement après les élections du 26 mai, il faudra s’attendre à revoir les jeunes dans la rue, met-elle en garde. Avec un panel d’experts, Youth for Climate réclame un plan d’action à la hauteur des enjeux.

«Les gens me demandent souvent: penses-tu vraiment que quelque chose va changer? Mais il n’y a pas d’alternative et nous devons continuer à nous battre jusqu’à ce que la majorité des politiciens comprennent à quel point il y a urgence», considère l’Anversoise.

«Je ne pense pas que je me lancerai un jour moi-même dans un parti politique mais j’essayerai toujours de les influencer et de les aider», ajoute-t-elle.

Pour elle, une vie dans l’anonymat n’est plus une option. Elle se voit plutôt travailler à un niveau international pour faire avancer les politiques climatiques. En tout cas, Anuna De Wever n’oubliera jamais toutes les rencontres et les émotions vécues lors des marches pour le climat. «Etre dans la rue avec cette jeunesse, avec ces jeunes idéalistes qui sont complètement investis, c’est le plus important pour moi. Et c’est peut-être le plus beau moment», conclut-elle.

 
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