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Julian Assange, espion ou lanceur d’alerte?

La justice américaine réclame l’extradition du fondateur de WikiLeaks. Elle veut le juger pour espionnage. Il risque 175 ans de prison.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 3 min

Julian Assange, arrêté par la justice britannique le 11 avril dernier après avoir passé 6 années dans l’ambassade d’Equateur à Londres, faisait déjà l’objet d’une demande d’extradition vers les États-Unis pour avoir aidé Chelsea Manning à pirater les sites du gouvernement américain. La justice américaine vient de rajouter à son dossier 17 autres charges en se basant sur une loi punissant l’espionnage. Il risque 175 années de prison.

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1 Commentaire

  • Posté par Molitor marc, vendredi 24 mai 2019, 22:42

    Cette article mérite quelques rectifications importantes. « Il y a eu ces accusations d’agressions sexuelles déposées par deux Suédoises, à propos desquelles il a toujours refusé de s’expliquer. » Ce n’est pas exact. C’est le parquet suédois qui a transformé en soupçons en accusations possibles, à vérifier car il s’agit toujours d’une investigation préalable avant poursuites éventuelles. Inexact aussi, que Julian Assange ait refusé de s’expliquer. Au contraire au début il l’exigeait et c’est le parquet qui se dérobait. Il s’est déjà expliqué trois fois, une première fois devant la police en août 2010, quelques jours après les faits, une seconde fois dans une déclaration en septembre 2013 et une troisième fois en novembre 2016, devant une procureur suédoise qui a enfin daigné se déplacer à Londres pour l’entendre, après que la Cour suprême suédoise l’y ait contrainte. « Il y a eu aussi la façon dont il a utilisé en 2016, durant la campagne présidentielle américaine, des documents internes au parti Démocrate fournis par les services de renseignements russes pour nuire à la candidate Hillary Clinton, contribuant ainsi à l’élection de Donald Trump. » Rien ne prouve que Wikileaks connaissait l’origine précise des documents, son principal souci étant de vérifier leur véracité. Rien ne prouve non plus qu’ils aient joué un rôle dans l’élection de Trump. Il est préférable de se référer à l’analyse de Michael Moore qui avait prévu l’élection de Trump bien des mois à l’avance, pour bien d’autres raisons. En outre les documents révélés ne faisaient que confirmer des choses déjà généralement connues, comme les manœuvres de la tête du parti démocrate contre le candidat Bernie Sanders. « L’année suivante, Assange avait finalement décidé de publier ces documents intégralement. « Aucune personne responsable, qu’il soit journaliste ou non, ne publierait à dessin le nom de sources humaines en zone de guerre », a expliqué ce jeudi John Demers, le responsable de la Sécurité nationale au ministère de la Justice américain, en commentant ces 17 nouvelles inculpations. » Cette « décision » d’Assange lui a été quasi inévitablement imposée par d’une part un laxisme du « Guardian », qui a publié dans un livre le mot de passe d’accès aux documents du « cable gate » , et d'autre part par le fait que ces fichiers circulaient suite à la défection d’un membre de Wikileaks qui menaçait de les publier avec sa propre sélection. Par ailleurs, plusieurs responsables américains ont déclaré qu’il n’y a pas eu de dommages suite à ces publications. Les fichiers précédents (afghans et irakiens ) avaient été filtrés. La question n’est pas qu’il soit journaliste ou pas au sens « statutaire » du terme, avec carte de presse, même si ce statut est important. La question est qu’il s’agit de la liberté d’informer tout court. Je vous renvoie à cet extrait du texte que publie Green Greenwald, celui-là qui a recueilli les révélations de Snowden et créé le remarquable site d’investigation « The Intercept » : « Le journalisme n’est pas de l’espionnage. Être une source journalistique n’est pas une activité d’espionnage. Et publier des informations dénonçant les actes répréhensibles du gouvernement ou des crimes de guerre ne constitue pas de l'espionnage. Lorsque le journalisme est traité comme un crime, nous sommes tous en danger. L'acte d'accusation contre Assange n'est pas la fin de la saga WikiLeaks. C'est le début d'un assaut majeur contre la liberté de la presse ». Il n’est pas le seul. Depuis hier des voix s’élèvent dans le même sens partout dans la monde

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