Accueil

Elections 2019: la Belgique sera-t-elle ingouvernable?

Tout dépendra des résultats de la N-VA et du Vlaams Belang. Si, comme les premiers résultats le confirment, les droites nationaliste et extrémiste flamandes poussent, ça secouera ferme.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 3 min

C’est une interrogation récurrente en Belgique. La question se pose à nouveau. Il y a deux cas de figure. Tout tourne autour de la N-VA et du Vlaams Belang, puisque ce sont les seuls partis séparatistes dans le pays, également parce que ce sont les seuls qui sont l’objet d’exclusives (de la part d’autres formations) et qui eux-mêmes ont formulé des exclusives. Si le rapport de forces politique général au soir du 26 mai tourne en leur faveur, comme le confirment les premiers résultats, ça va chauffer. Essayons de démêler tout cela…

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

9 Commentaires

  • Posté par Weissenberg André, samedi 25 mai 2019, 13:22

    Analyses intéressantes ci-dessous, mais qui passent, me semble-t-il à côté d'un élément essentiel: la Flandre a déjà besoin de la Wallonie, et ce besoin ira en s'amplifiant. À mesure que ce besoin se traduira dans la réalité des faits, la pression flamande augmentera quant à la "mise en ordre" de la Wallonie, càd l'évacuation de la désastreuse gestion socialiste de cette belle Région. Si jusqu'ici il n'y avait pas vraiment de perspective réaliste quant à un tel changement, cette perspective existe aujourd'hui: la N-VA a démontré en Flandre qu'il était possible pour une nouvelle force politique prégnante d'émerger et qu'elle était capable - dans l'état actuel de la configuration communautaire et électorale du pays - d'influencer, voire de déterminer, ce qui se passe de l'autre côté de la frontière linguistique, comme on l'a vu avec la constitution de la Suédoise puis avec le changement de majorité au gouvernement wallon. Et ça, dans la situation actuelle, c'est une excellente nouvelle alors que semble pointer à l'horizon wallon une nouvelle alliance de gauche (voire de gauchistes) tout juste apte à répéter les mêmes erreurs que par le passé. Les socialistes sont responsables de l'état actuel de la Wallonie, de l'échec de ses multiples tentatives de redressement, et ce qu'on a entendu tout au long de la campagne électorale n'incite guère à l'optimisme.

  • Posté par VINCENT Patrick, samedi 25 mai 2019, 15:32

    Je vous sens bien à droite, et vous avez la mémoire courte me semble-t-il !

  • Posté par VINCENT Patrick, samedi 25 mai 2019, 15:32

    Je vous sens bien à droite, et vous avez la mémoire courte me semble-t-il !

  • Posté par Jossart Pierre, samedi 25 mai 2019, 12:56

    Le lien devant mener à l'article "Quelle coalition pour gouverner l’Europe demain ?" renvoie en fait à l'article "La Belgique fédérale sera-t-elle ingouvernable?"

  • Posté par Deckers Björn, samedi 25 mai 2019, 12:14

    Que cela plaise ou non, Bart de Wever n'a pas tort sur tout, loin s'en faut. Quand il dit que nous vivons dans deux pays, il ne fait qu'énoncer une évidence. Il y eut de toutes façons les organes de presse, les médias (différence linguistique oblige), il y a eu ensuite et c'était probablement fatal, la division des partis et la suppression de toutes circonscriptions communes. Un exemple me vient à l'esprit : Maggie De Block aurait-elle pu tenir la politique qu'elle a tenu sur le numéro INAMI et tenus les propos qu'elle a tenu si la formation libérale était encore unie. Poser la question, c'est y répondre largement. Et les exemples sont innombrables. Il en est enfin des esprits qui finissent mentalement par vivre dans deux pays séparés même quand ceux-ci se revendiquent "belgicains". Ainsi je lis ce matin dans mon journal préféré la promesse que demain, nous pourrons lire tous les résultats et toutes les projections en sièges "en Wallonie et à Bruxelles" (sic!). Bien évidemment, LE SOIR communiquera aussi les résultats en Flandre et l'article ci-dessus démontre que LE SOIR a pleinement conscience que justement la différence entre les résultats en Wallonie et à Bruxelles d'une part, en Flandre d'autres part, risque bien de plonger à nouveau le pays dans une crise politique dont il a le secret. Mais le lapsus est révélateur. Nous avons laissé ce pays se scinder doucement de l'intérieur. Dernière étape et non des moindres. Les francophones n'ont jamais appris le néerlandais ou alors de manière marginale et à présent les étudiants flamands délaissent l'apprentissage du français. Si le pays existe encore en 2040, le conseil des ministres se tiendra en anglais ou avec des traducteurs comme à l'étage européen. Bref, la Belgique sera bel et bien devenue une conférence diplomatique permanente comme le disait... Bart de Wever. Le paradoxe est que le nombre de séparatistes est infime. Marginaux en Wallonie et à Bruxelles où la poignée des "rattachistes" ont abandonné la lutte après des échecs retentissant successifs ces dernières années, ils ont cette fois simplement disparus. En Flandre, il n'existe pas plus de 15% de citoyens ouvertement séparatistes. Kristof Calvo a eu beau jeu de mettre Bart de Wever au défi d'organiser un référendum sur le sujet comme en Catalogne (silence gêné de l'interlocuteur). Pourtant le pays est bel et bien en train de s'évaporer. Le "con"-fédéralisme étant probablement la configuration finale la plus appropriée au paradoxe belge. Ceci n'est pas un pays...

Plus de commentaires

Aussi en

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs