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Thomas Johansson, le coach de Goffin : « Avant Rafael Nadal, on a une revanche à prendre sur Berankis ! »

C’est ce dimanche, en fin de journée, que David Goffin (30e) lancera son 8e Roland-Garros personnel. Il défiera le Lituanien Ricardas Berankis (72e mondial) qui l’avait battu à Doha en janvier dernier. Son coach, le Suédois Thomas Johansson n’a pas oublié cet « affront » et veut d’abord garder la concentration totale de son joueur sur cette entrée en matière, dangereuse, avant de penser à la suite éventuelle…

Entretien - Temps de lecture: 4 min

Nous avons rencontré Thomas Johansson, un Suédois toujours très séduit par son nouveau joueur dans les allées de la Porte d’Auteuil.

Thomas, vous êtes toujours convaincu que David Goffin est en train de remonter lentement, mais sûrement, la pente ?

Oui! David joue de mieux en mieux je trouve, et il est bien plus constant qu’il y a encore un mois, un mois et demi. Ses derniers matches ont été d’un niveau supérieur, même ceux qu’il a perdu, et spécialement celui contre Wawrinka à Rome (victoire 4-6, 6-0, 6-2 au 1er tour) car le niveau a été très solide durant les trois sets. Ce fut à mes yeux l’un de ses meilleurs matches depuis que nous avons repris notre collaboration, il y a un peu plus de trois mois maintenant. Comme il le dit lui-même, je pense qu’il est prêt.

Contre Wawrinka, on l’a senti effectivement très en maitrise jusqu’à faire déjouer le Suisse aux 2e et 3e sets. Prémédité ?

C’est clair qu’on essaie de travailler sur des petites choses qu’il n’avait jamais essayé avant. C’est intéressant. David sait faire énormément de choses mieux que la plupart des autres joueurs, mais parfois, dans certaines circonstances, il laisse l’initiative aux autres et se laisse dominer. On travaille là-dessus et j’espère que cela paiera lors du prochain match. Ou des suivants. Voire du tournoi prochain. Mais il est dans un bon état d’esprit, il est en forme, bien physiquement et joue très bien. Maintenant, il n’a plus qu’à reproduire ce dimanche (et aux éventuels tours suivants) le niveau qu’il a à l’entraînement…

Quand on découvre le résultat du tirage au sort et un possible 3e tour contre Nadal, ça change l’approche d’un tel tournoi ?

C’est simple pour nous : cela va vous paraître très cliché, mais on se focalise d’abord sur le 1er tour, pas plus loin. Berankis a battu David à Doha et on a donc une revanche à prendre. C’est un 1er tour délicat. David peut tout à fait le passer sans soucis s’il joue bien, et s’il remet ça au 2e tour oui, il a de bonnes chances de se retrouver au 3e tour, sans doute face à Nadal. Mais ce n’est pas ce dont nous discutons maintenant car la priorité c’est de bien être concentré sur ce qu’il doit faire en montant sur le court, ce dimanche, sur les choses importantes qui seront nécessaires Nous ne voyons pas plus loin. L’objectif c’est d’essayer de gagner avec le tennis que nous voulons produire, que nous avons préparé à l’entraînement. Pour ne rien regretter si nous perdons.

La constance a longtemps été l’un des points forts de David, mais cette régularité semble plus difficile à trouver pour lui depuis un moment. Pourquoi ?

C’est dur pour lui. Il a été top 10 (ATP 7 en novembre 2017), puis il s’est blessé (œil à Rotterdam) et depuis, il essaie de revenir. En sentant à l’entraînement qu’il en a les moyens. Mais cela ne vient pas en matches. Du coup, il se pose des questions, cherche, attend, mais ça dure. On progresse, mais je ne veux rien précipiter, ni rien compliquer. Juste travailler deux ou trois choses, les digérer puis passer aux suivantes. En toute simplicité, sans se disperser. Il faut rester serein, garder la tête froide, ne pas se torturer la tête et ne pas se focaliser sur des objectifs précis, ou de trop grandes attentes. Car cela vous parasite l’esprit et vous en perdez de la lucidité. Prenons point par point, et avançons. David connaît son niveau, moi aussi ; le challenge c’est de le concrétiser en matches. Si c’est le cas, on sait tous les deux que de grandes choses peuvent nous attendre. Mais je sais aussi que s’il n’arrive pas à produire son vrai tennis, à succomber plutôt au stress, cela peut devenir compliqué pour lui.

« Je préfère de loin un David frais, affamé de tennis, motivé et inspiré, qu’un David fatigué voire mentalement à sec ».

Je suis confiant : cela va forcément revenir et quand ce sera le cas, il sera dur à battre. Ici, je suis très heureux de la façon dont il s’entraîne, joue et réagit hors du court : il est prêt. La preuve, il est arrivé, ici au sortir de quelques jours sans tennis, et il a d’emblée joué de façon incroyable (presqu’indécente même) à l’entraînement. Cela prouve qu’il est maîtrise son sujet et qu’il ne faut rien changer. Je préfère de loin un David frais, affamé de tennis, motivé et inspiré, qu’un David fatigué voire mentalement « à sec ».

 

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