Elections 2019: «Ce sera soit la N-VA et le MR, soit avec nous et sans la N-VA», affirme Paul Magnette

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Le parti socialiste part aux élections en souhaitant que se constitue autour de lui un gouvernement au programme « le plus progressiste » possible dans les différentes entités du pays, et singulièrement au fédéral, où il n’entend pas gouverner avec la N-VA. Il tient à ce que les négociations d’après élections avancent de façon synchronisée dans les différentes entités.

Pour le porte-parole de la campagne, et tête de liste à l’Europe, Paul Magnette, qui observe l’envie des libéraux et des nationalistes de renouer au fédéral, « ce sera soit la N-VA et le MR (…), soit avec nous et sans la N-VA ».

Bart De Wever veut éviter à tout prix que la gauche ne parvienne au pouvoir

Le président du parti Elio Di Rupo souligne, lui, que c’est son homologue à la N-VA Bart De Wever qui a décrété que ce serait « nooit avec les Ecolos communistes, nooit avec les socialistes mais avec les libéraux ». Pour le PS, pas de gouvernement avec la N-VA donc, pas non plus de discussion institutionnelle car « nous n’imaginons pas d’hypothèse institutionnelle ».

La « politique de destruction sociale » du gouvernement Michel

Elio Di Rupo et Paul Magnette ont clarifié ce positionnement à huit jours du scrutin, lors d’une conférence de presse au cours de laquelle M. Magnette a également souligné le peu d’éléments de programme qui rassemblaient PS et MR, et lors de laquelle il a également dit scruter les intentions du CDH vis-à-vis de la N-VA, le caractère progressiste des centristes, étant à ses yeux évolutif selon les jours.

Entre-temps, le président du CDH Maxime Prévot a repoussé la perspective d’une participation à une Suédoise bis, indiquant que son parti ne souhaitait en aucun cas « contribuer à la mise en place d’un gouvernement avec la N-VA ».

Elio Di Rupo: «Il faut éviter que le MR et la N-VA ne poursuivent la désagrégation de notre société»

S’adressant aux « progressistes tentés par le PTB », le président Di Rupo a également insisté ces derniers jours sur l’importance d’un « vote utile à gauche », le parti marxiste se refusant, d’après lui, à dépasser le stade de l’indignation et à prendre ses responsabilités.

Le PS, qui a été mis hors de la majorité fédérale en 2014, après 25 ans de participation ininterrompue, puis du gouvernement wallon en 2017, n’a cessé de dénoncer la « politique de destruction sociale » du gouvernement Michel.

Bart De Wever : « Je n’ai qu’un veto, contre le PS et Ecolo au niveau fédéral »

 
 
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