Retour gagnant de Roger Federer à Roland-Garros: «Il y avait quand même un peu de nerfs et de pression»

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Vainqueur 6-2, 6-4, 6-4 de l’Italien Lorenzo Sonego (73e) au premier tour, le champion suisse a « énormément apprécié l’accueil » que lui a réservé le public : « A l’entraînement, ils sont déjà en train de chanter ton nom », a-t-il souri.

Qualifieriez-vous votre premier match de retour idéal ?

« Je trouve que oui. C’était vraiment une bonne performance après ne pas avoir joué ici depuis aussi longtemps. Il y avait quand même un peu de nerfs et de pression au début, parce que beaucoup de gens voulaient savoir comment mon retour allait se passer, qu’il y a beaucoup d’attention depuis des semaines maintenant sur mon retour. Débuter ce match aussi bien, ça montre que la pression n’a pas été un problème pour moi, c’est une bonne chose de sentir ça tout de suite, sur le Central. La durée du match, c’était bien aussi, physiquement je n’ai pas eu de problème, ni avant ni après, et en plus j’ai deux jours et demi off. C’est idéal comme début de tournoi. »

Comment avez-vous vécu l’accueil du public ?

« C’était plutôt calme jusqu’à présent, mais quand je suis arrivé sur le Lenglen hier (samedi, pour s’entraîner, ndlr), que c’était plein pour Rafa (Nadal), Novak (Djokovic) et moi, c’était la première fois où le public me voyait vraiment, j’ai senti que l’ambiance était différente : à l’entraînement, ils sont déjà en train de chanter ton nom, aujourd’hui (dimanche) pour l’entraînement du match, j’ai senti déjà énormément d’encouragements, un peu comme avant une finale. Tu sens que c’est autre chose, que j’ai manqué au public, moi aussi ça m’a beaucoup manqué. Ne plus avoir joué ici pendant des années, ça a créé un certain buzz et je l’ai beaucoup ressenti hier et aujourd’hui. C’est forcément très cool, j’ai énormément apprécié l’accueil que j’ai reçu aujourd’hui sur le terrain, ce n’est pas quelque chose de normal pour moi, j’espère que ça continuera comme ça. »

Depuis des années, il y a généralement beaucoup d’attente autour de vous en Grand Chelem. Est-ce agréable d’en vivre un avec peut-être un peu moins de pression ?

« Absolument. C’est agréable d’être un outsider, c’est ainsi que je me sens, on verra ce que ça donne. Pendant des années, si je ne gagnais pas, c’était une déception. Et vous vous retrouvez à vous expliquer en conférence de presse, les gens ne comprennent pas pourquoi vous avez perdu. Là, si j’avais perdu au premier tour, ou si je perds en finale ou à n’importe quel stade, les gens se diraient plus que ça pouvait arriver. J’aime aussi cette approche une fois de temps de temps. Ça vous détend inconsciemment sur les points importants, à l’entraînement… Ce n’est pas un jeu, c’est la vérité : je ne sais vraiment pas jusqu’où je peux aller dans ce tournoi. »

 
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