Accueil Élections 2019

Elections 2019: la coalition fédérale introuvable, peut-être une maxi-négociation institutionnelle

Les élections du 26 mai établissent sans ambiguïté l’ancrage à droite de la Flandre, avec une droite extrémiste, celle du Vlaams Belang, et l’autre nationaliste-conservatrice, la N-VA.

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

C’était le scénario hard, analysions-nous samedi, on ne croyait pas si bien dire : les élections du 26 mai établissent sans ambiguïté l’ancrage à droite de la Flandre, avec une droite extrémiste, celle du Vlaams Belang, et l’autre nationaliste-conservatrice, la N-VA. Ce bloc des droites est incontournable politiquement, sauf à nier l’expression démocratique du corps électoral au nord. Au sein de ce bloc des droites, la N-VA est pour sa part (quasiment, on y vient) incontournable mathématiquement en vue de la formation d’un gouvernement fédéral. Les autres partis flamands, le CD&V, le VLD, SP.A, Groen, sont loin derrière. Il n’y a pas de véritable alternative à un exécutif flamand avec la N-VA, partant un exécutif fédéral. Et vu les positionnements des partis francophones, la confection du gouvernement fédéral relève de l’acrobatie, voire de l’impossibilité.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

10 Commentaires

  • Posté par INSTITUT SAINTE MARIE , mercredi 29 mai 2019, 15:13

    Le PS (avec les autres "progressistes" Écolo,...) pourra définitivement gouverner en maître sur une Région qui vit déjà actuellement au-dessus de ses moyens grâce aux transferts flamands (dont une bonne partie va disparaître d'ici quatre ans ; mesure actée par le gouvernement fédéral précédent Di Rupo) et qui demain sera rapidement exsangue. Les Wallons seront enfin totalement maîtres chez eux (de qui,pourront-ils se plaindre ?). Nettement plus pauvres mais maîtres chez eux. Plus de cinquante ans que la Wallonie fait, au mieux, du sur-place là où la Flandre a réussi à devenir une nation moderne et prospère.

  • Posté par Nizette Barbara, mardi 28 mai 2019, 16:49

    Je vois un autre scénario beaucoup plus inquiétant: au PS, je pense que certains ne voient pas le confédéralisme d'un mauvais oeil. Cela permettrait au PS de régner en maître sur une région, certes en voie de sous-développement, mais où ils pourront créer des petits Publifin et autres Samusocial tout à leur aise !

  • Posté par Girin Jacques, lundi 27 mai 2019, 18:37

    Il est dommage que des exclusives se soient produites, déjà avant le scrutin. J’ai l’impression que cela n’a fait que renforcer les positionnements de chacun. Pourtant, compte tenu des résultats du scrutin, si l’on veut en arriver à installer un gouvernement fédéral qui tienne la route, chaque parti qui serait impliqué doit se montrer aussi à l’écoute des choix posés par les autres partis, notamment dans l’autre communauté. Puisque le Vlams Belang et le PTB:/PVDA posent de gros problème à certains, considérons néanmoins qu’ils ne doivent pas être pris en considération pour constituer une majorité. En supposant qu’un programme commun où chaque parti trouverait certaines revendications qui lui sont chères puisse être défini, les coalitions suivantes qui relèvent d’une certaine logique pourraient voir le jour. FLANDRE NVA 35 + CD&V 19 + GROEN 14 = 68/124 WALLONIE PS 23 + ECOLO 12 + CDH 10 = 45/75 BRUXELLES PS 17 + ECOLO 15 + CDH 6 = 38/72 GROEN 4 + NVA 3 + CD&V 1 + AGORA 1 = 9/17 FEDERAL NVA 25 + CD|V 12 + GROEN 8 = 45/87 PS 20 + ECOLO 13 + CDH 5 = 38/63 soi 83/150. La présence d’ECOLO / GROEN est justifiée par les bons résultats obtenus lors du scrutin. A noter que les partis faisant partie des gouvernements régionaux se retrouveraient tous au fédéral.

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 27 mai 2019, 11:34

    @ Björn Deckers "Par contre, je ne vois pas en quoi la scission de BHV explique la victoire du VB et de la NVA hier." La 6e réforme de l'état, incluant le split de BHV, a donné à la Flandre nationaliste les bases de son indépendance, en renforçant le pouvoir des régions, mais pas de Bruxelles. L'enfermement de Bruxelles dans ses 19 communes bétonne la frontière linguistique comme frontière d'état. Les circulaires interprétatives des "facilités" les limitant fortement, qui n'avaient pas force de loi avant, le sont devenues après, avec l'identité linguistique francophone devant maintenant être confirmée tous les 4 ans, alors que ça n'était pas le cas avant. Les circulaires en effet n'avaient pas force de loi. ils eut fallu un décret pour cela, mais la Flandre ne peut modifier seule les lois linguistiques. La facilité, si j'ose dire, avec laquelle les flamands, de réforme de l'état en réforme de l'état, obtiennent des francophones pratiquement tout ce qu'ils veulent, petits boûts par petits boûts, ne peut que les encourager à toujours en demander plus. La 6e réforme de l'état est le cercueil de l'état belge fédéral, préparait innéluctablement le confédéralisme et donc l'indépendance de la Flandre. Dans tous les cas de figure, le Confédéralisme (à 2 communautés ou 3/4 régions, peu importe) est le prélude à la fin de la Belgique, et la 6e réforme de l'état en a bétonné les fondations. Si vous n'y croyez pas, libre à vous, mais ne venez pas vous plaindre demain que ce que j'annonce depuis un moment se réalise.

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 27 mai 2019, 9:26

    @ Björn Deckers "La Fédération est ingouvernable" ... Et c'est exactement à cela que la NVA voulait arriver. Non seulement que la Belgique soit ingouvernable, menant inéluctablement au Confédéralisme, prélude à la fin de la Belgique, mais qu'en plus, ça soit les francophones qui soient demandeurs! La stratégie de l'épouvantail a parfaitement fonctionné, la gauche francophone est largement majoritaire en WalloBru, et celle de la terre brulée qui consistait à carboniser son partenaire de coalition a bien réussi également, le MR ayant perdu suffisement de plumes que pour ne plus pouvoir mener les discussions nulle part. Exactement comme je l'avais annoncé: si le Belang perd des plumes, ça sera forcément au profit du Belang, et c'est bien ce qui s'est passé, en pire encore, puisque le Belang et la NVA ont une majorité simple au fédéral et pourrait, s'ils le veulent, bloquer l'institution. Si la NVA concéde une défaite, il est clair que les nationalistes flamands sont les grands vainqueurs de ce scrutin, côté NL, et la gauche, voire l'extrême gauche, côté francophone. Comme vous, c'est maintenant les francophones qui sont demandeurs du Confédéralisme. La NVA a bien GAGNE ces élections parce que l'indépendance de la Flandre est de plus en plus proche. J'en veux terriblement à tous les partis francophones de ce pays (sauf DéFI, mais MR inclus) d'avoir préparé tout cela avec la scélérate 6e réforme de l'état et le split de BHV. Tout cela ne pouvait QUE mener à cette situation, et je le dis depuis sa signature.

Plus de commentaires

Aussi en Élections 2019

Voir plus d'articles
La Une Le fil info Commentaires Partager

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs