Elections européennes: progression contenue des eurosceptiques, poussée écologiste

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Malgré les victoires de Marine Le Pen en France, Matteo Salvini en Italie et Nigel Farage au Royaume-Uni, la poussée eurosceptique attendue dimanche aux élections européennes semble avoir été contenue, lors d’un scrutin par ailleurs marqué par les bons scores des écologistes.

Selon des projections actualisées dans la nuit de dimanche à lundi du Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE, droite pro-européenne) reste, avec 179 sièges, contre 216 actuellement, la première force de l’hémicycle.

Forts de cette victoire, ses dirigeants ont réclamé la présidence de la Commission pour leur chef de file (ou « Spitzenkandidat » selon le terme allemand souvent usité) l’Allemand Manfred Weber, un conservateur dont le profil divise.

Les sociaux-démocrates (S&D), deuxième parti du Parlement à l’issue du scrutin, avec 150 sièges (contre 185), ont balayé d’un revers de main cette demande, laissant augurer de longues tractations dans la course désormais ouverte aux postes clés des institutions européennes.

Si le PPE et les sociaux-démocrates (S&D) restent les deux principales formations de l’hémicycle européen, ils perdent leur capacité à réunir à eux seuls une majorité pour faire passer des textes législatifs. La fin d’une époque.

Ils devront composer avec les écologistes, qui grimpent de 52 à 70 sièges, grâce à leurs bons résultats en Allemagne et en France, et les Libéraux (Alde), dont le parti du président français Emmanuel Macron, qui obtiennent 107 sièges contre 69 actuellement.

Le Français, l’un des dirigeants les plus attachés à l’approfondissement de la construction européenne, a perdu dimanche le duel phare de ces élections face au parti d’extrême droite de Marine Le Pen, le Rassemblement National (RN), un résultat qui pourrait entraver ses ambitions pour le Vieux continent.

Le RN de Le Pen juste devant la liste Macron, les Verts créent la surprise

Le RN, qui l’emporterait avec environ 24 % des voix, selon des sondages, devant la formation de M. Macron (entre 22 et 23 %), a immédiatement appelé à la « constitution d’un groupe puissant » au Parlement européen réunissant les formations eurosceptiques, des forces hétéroclites qui n’ont pas réussi par le passé à se fédérer.

 
 
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