Footbelgate: «Le FC Malines n’a rien fait de répréhensible et est innocent», selon l’actionnaire principal du club Dieter Penninckx

Footbelgate: «Le FC Malines n’a rien fait de répréhensible et est innocent», selon l’actionnaire principal du club Dieter Penninckx
Belga

Dieter Penninckx qui est l’actionnaire principal du FC Malines avec l’accusé Olivier Somers, a pris la parole mardi devant la commission des litiges d’appel de l’Union belge (URBSFA). Selon Penninckx, son club est innocent. « Le procureur fédéral a rassemblé plusieurs éléments ensemble avec un scénario en tête. »

« Je suis un fier supporter du FC Malines depuis 40 ans, dans les bons comme dans les mauvais moments. En 2017, on m’a demandé d’assumer un rôle de leader pour le club. En tant que CEO d’une société cotée en bourse, je pourrais apporter quelque chose », explique M. Penninckx. « Nous avons opté pour une bonne gouvernance, un nouveau stade et nous voulions réduire le nombre de d’agents de joueurs. Nous avons pu le faire en un peu plus de six mois. »

« Quiconque a fait quelque chose de mal doit être puni. Nous ne demandons aucune exception. Mais les droits de la défense sont essentiels, tant pour les individus que pour les clubs. Nous avons le droit de disposer de tous les documents à charge, mais aussi à décharge. »

« Notre club a-t-il commis des fautes punissables ? En octobre, une tempête sans précédent a éclaté sur le football belge. L’opinion publique nous a condamnés à cause de la tempête médiatique. Nous avons choisi de rester calmes. Entre-temps, notre équipe et notre personnel ont fait quelque chose d’inhabituel : nous avons remporté le titre (de D1B, ndlr) et la Coupe (de Belgique, ndlr). Une situation sans précédent pour le FC Malines. »

« Il n’a jamais été question de falsifier la compétition »

« Avec une petite équipe, nous avons essayé de découvrir ce qui s’était vraiment passé. L’ombre de la relégation était dans les esprits, mais notre conseil d’administration a géré de manière correcte. A aucun moment, il n’a été question de falsifier la compétition. Avant le dernier match, les médias ont évoqué une possible tricherie avec Eupen et Mouscron. C’est peut-être à cause de cela qu’il y avait de la nervosité. Mais il n’y a aucune preuve que Malines a décidé d’ordonner la falsification des matchs. Au moins une grande majorité des actionnaires et des administrateurs et 20 000 partisans n’ont rien à voir avec cette affaire. »

« Les agents de joueurs sont des spécialistes du marketing. Ils sont des acteurs entre l’offre et la demande. Ils sont intelligents, ils luttent à droite et à gauche. Une chose est claire : Veljkovic a agi seul. Malines n’a pas donné d’ordre », dit Penninckx, qui s’est ensuite référé à l’émission de télévision « Alles kan beter » de Mark Uytterhoeve, coryphée de Malines. « Dans ce programme, des images sérieuses ont été coupées et collées ensemble, pour ensuite s’écarter de la réalité. Se pourrait-il que le procureur, avec un scénario en tête, ait assemblé plusieurs pièces pour arriver à quelque chose de similaire ? La presse en raffole, mais c’est quand même une histoire composée et bien lue, mais cela reste de la fiction. Ce n’est pas drôle du tout. »

 
 
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