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Grand format - Les arts de la rue auraient-ils perdu leur esprit rebelle?

Alors que débute la saison des festivals d’arts de la rue, coup de sonde dans un secteur menacé de « boboïsation ». Héritiers de mai 68, les bateleurs sont-ils en panne de poil à gratter ? Epoque pudibonde, étranglement budgétaire, frilosité des programmateurs : d’irréductibles provocateurs jettent quelques pavés sur cette rue asphaltée.

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Temps de lecture: 11 min

On a bien cru que les vaches en avaleraient l’herbe de travers ! Ce jour-là, dans une paisible prairie de Chassepierre, par une belle soirée printanière, le blaireau est de sortie. Un véritable mufle de compétition, qui envoie se rhabiller toutes les truffes, bovines ou porcines, de la campagne gaumaise avoisinante. Visez plutôt : dans Francis sauve le monde de la compagnie Victor B, présenté ce soir-là en avant-première du célèbre festival belge des arts de la rue, il est question d’un mammifère postmoderne, lâche et égocentrique, qui assouvit ses besoins primaires, sans se soucier d’éthique. Le blaireau en question se tape la femme de son ami lapin, vieillit, s’empâte, s’adonne à de dangereux jeux érotiques, expérimente le fascisme ou tente la chirurgie esthétique. Avec un blaireau pour héros, l’humour s’avère forcément bête et méchant.

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1 Commentaire

  • Posté par NOBEN Karl, mercredi 29 mai 2019, 13:29

    Avoir dans le même article des artistes qui se plaignent de ne plus aller au contact de la population lambda et d'autres qui trouvent que Namur en mai est devenu une foire au boudin... A la question-titre de savoir qui du public ou des artistes s'est le plus boboïfié, on a en tout cas une réponse claire (même si "les artistes", ca n'existe pas, la tendance majoritaire semble dessinnée ...). Alors oui, 4000 € pour un spectacle (joué deux fois), c'est discriminant et donc élitiste. Ca ne remet pas en cause la sincérité de ceux qui montent ce genre de pièce, mais ca cloisonne forcément ce genre de performance aux centres culturels et festivals les plus solides. Peut-être est-ce un mal pour un bien... il y a une multitude d'artistes non professionnels qui cherchent un public et à qui on ne propose essentiellement que des prestations "pot de fleur"... il y a aussi des artistes professionnels qui font le choix de revenir à un statut de semi pro (en combinant avec un salaire de prof ou autre). Pourquoi pas ?

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