Elections 2019: le Brexit, un «vaccin contre la propagande anti-européenne», selon Donald Tusk

Elections 2019: le Brexit, un «vaccin contre la propagande anti-européenne», selon Donald Tusk

Le Brexit a été « un vaccin contre la propagande et la désinformation anti-européenne » pour les élections européennes du 23 au 26 mai, a affirmé mardi à Bruxelles le président du conseil européen Donald Tusk.

« Lorsque les Européens voient ce que le Brexit signifie dans la pratique, ils en tirent des conclusions », a soutenu M. Tusk à l’issue d’un sommet européen extraordinaire consacré aux nominations des nouveaux présidents des institutions européennes.

« La grande majorité des électeurs a voté pour une Union européenne plus efficace, plus forte et plus unie et a rejeté ceux qui veulent l’affaiblir. C’est un signal puissant », a-t-il souligné.

« En fait, à mesure que les gens sont devenus plus pro-européens, certains grands partis eurosceptiques ont abandonné les slogans anti-européens et se sont présentés comme des réformateurs de l’UE. Il s’agit là d’une évolution positive », a-t-il ajouté. « Je ne doute pas que l’une des raisons pour lesquelles les citoyens du continent ont voté en faveur de la majorité pro-européenne soit le Brexit », a-t-il affirmé.

« Le Brexit a été un vaccin contre la propagande et les fausses nouvelles anti-européennes », a-t-il conclu. Au Royaume-Uni, néanmoins, le Parti du Brexit du député européen Nigel Farage est sorti grand vainqueur des Européennes.

Royaume-Uni : la victoire du Parti du Brexit renforce l’hypothèse d’un « no deal »

« Personne n’a tenté d’aborder le Brexit au cours de la réunion », a assuré Donald Tusk. « Nous aurons l’occasion de le faire après le sommet européen de juin ».

« Il était naturel que Theresa May soit présente à cette réunion. Elle est toujours Premier ministre et le Royaume-Uni est toujours membre de l’Union européenne », a-t-il précisé.

Usée par l’interminable casse-tête du Brexit qu’elle a échoué à mettre en oeuvre, Theresa May a annoncé sa décision de démissionner de ses fonctions de cheffe du Parti conservateur -- et donc de cheffe du gouvernement -- le 7 juin.

Brexit sans accord : un « suicide politique », selon le ministre des Affaires étrangères britannique

Le rejet de l’accord de divorce par les députés britanniques a contraint Theresa May à repousser le Brexit au 31 octobre au plus tard, alors qu’il était initialement prévu le 29 mars, et à organiser les élections européennes en catastrophe.

Les dirigeants de l’Union européenne ont averti qu’ils n’accepteraient pas de renégocier l’accord de divorce avec le successeur de Theresa May.

Donald Tusk a refusé de répondre aux questions sur la possibilité d’un nouveau report de la date de sortie après le 31 octobre.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. parlement (3)

    Les ex-députés fédéraux se ruent vers les indemnités de sortie

  2. NETHYS

    Nethys: après le grand déballage, des questions en suspens

  3. pluie_0

    Woody Allen au «Soir»: «Tant que je pourrai tourner, je le ferai partout où je peux»

La chronique
  • Réchauffement climatique: la faillite de la démocratie

    Avec les manifestations des jeunes pour le climat, au printemps, certains ont cru que la démocratie allait faire la preuve de son efficacité en matière environnementale. Après des décennies d’aveuglement, d’errance ou d’atermoiement, la priorité climatique, au moins, serait propulsée en tête de tous les agendas politiques, en particulier en Europe avec le scrutin du 26 mai.

    Un thème qui peine à s’imposer

    Les écologistes ont fait des percées remarquables dans certains pays, mais ils n’ont obtenu que 10 % des sièges au Parlement européen, comme si les citoyens ne se résolvaient pas à placer l’environnement en tête de leurs préoccupations malgré le matraquage médiatique sur la question du climat. Il est vrai que les Verts n’ont plus le monopole...

    Lire la suite

  • Nethys: le départ de Stéphane Moreau ne règle pas tout, loin de là

    Et voilà, c’est fait ! La Wallonie a la réponse à la question la plus souvent posée depuis trois ans : « Quand Stéphane Moreau va-t-il quitter la direction de la société liégeoise Nethys ? » Lundi, le président du conseil d’administration Pierre Meyers n’a pas tourné autour du pot : « Vous voulez savoir ? Eh bien on va vous le dire ! En termes crus, quand les opérations de privatisation seront accomplies, il ne sera plus là. On met fin à son contrat sans indemnité, sans parachute et sans...

    Lire la suite